74 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
même y réfléchir à deux fois. Par exemple, l’arrivée de Facebook a
suscité deux attitudes diamétralement opposées. Certaines entreprises ont compris tout l’intérêt que leurs collaborateurs pouvaient tirer
d’un tel réseau, tandis que d’autres en ont bloqué tout accès. Avec
plusieurs millions de comptes créés, les grands réseaux sociaux sont
devenus incontournables, y compris dans la sphère professionnelle.
C’est peut-être même à ce niveau que les réseaux sociaux vont
s’avérer particulièrement utiles, car les clients, les fournisseurs, les
partenaires, etc., toutes les parties prenantes de l’entreprise peuvent
s’y rencontrer.
Si les blocages n’étaient justifiés que par un souci de performance
pure, une volonté de ne pas consommer toute la bande passante du
réseau, on refuserait l’accès au moteur de recherche Google. Or ce
n’est pas le cas. Ce sont donc bien les réseaux sociaux qui sont
l’objet de cette incompréhension… d’un autre âge.
Des infrastructures concentrées
Idéalement, le Web repose techniquement sur une logique ouverte
à toutes les possibilités, à toutes les expérimentations, à toutes les
innovations. Les offres y sont multiples et la concurrence joue un
rôle déterminant qui profite à tous les acteurs. Toutefois, lorsque
certaines offres techniques demandent des infrastructures très
onéreuses, il peut y avoir des déformations dans le modèle idyllique
de l’Internet démocratique, celui où chacun peut participer sans
demander la permission à quiconque.
Le blogueur japonais Joi Ito
1 a écrit un post très intéressant dans
lequel il explique que les intérêts des grands groupes qui opèrent
ces concentrations ne nécessitent pas la libre compétition et ses
innovations. Les technologies qu’ils mettent en œuvre sont plutôt
fermées et leurs mécanismes d’utilisation sont bien réglés. Ils
conçoivent ou orientent les usages.
Des boîtes à outils dispersées
Les progiciels de traitement de texte, de feuilles de calcul ou de
données possèdent tous des taux de maîtrise très faible. Personne,
même parfaitement formé à ses outils, n’en utilise toutes les fonc1. http://joi.ito.com/weblog/2008/05/23/is-mobile-inter.html
© Groupe Eyrolles
même y réfléchir à deux fois. Par exemple, l’arrivée de Facebook a
suscité deux attitudes diamétralement opposées. Certaines entreprises ont compris tout l’intérêt que leurs collaborateurs pouvaient tirer
d’un tel réseau, tandis que d’autres en ont bloqué tout accès. Avec
plusieurs millions de comptes créés, les grands réseaux sociaux sont
devenus incontournables, y compris dans la sphère professionnelle.
C’est peut-être même à ce niveau que les réseaux sociaux vont
s’avérer particulièrement utiles, car les clients, les fournisseurs, les
partenaires, etc., toutes les parties prenantes de l’entreprise peuvent
s’y rencontrer.
Si les blocages n’étaient justifiés que par un souci de performance
pure, une volonté de ne pas consommer toute la bande passante du
réseau, on refuserait l’accès au moteur de recherche Google. Or ce
n’est pas le cas. Ce sont donc bien les réseaux sociaux qui sont
l’objet de cette incompréhension… d’un autre âge.
Des infrastructures concentrées
Idéalement, le Web repose techniquement sur une logique ouverte
à toutes les possibilités, à toutes les expérimentations, à toutes les
innovations. Les offres y sont multiples et la concurrence joue un
rôle déterminant qui profite à tous les acteurs. Toutefois, lorsque
certaines offres techniques demandent des infrastructures très
onéreuses, il peut y avoir des déformations dans le modèle idyllique
de l’Internet démocratique, celui où chacun peut participer sans
demander la permission à quiconque.
Le blogueur japonais Joi Ito
1 a écrit un post très intéressant dans
lequel il explique que les intérêts des grands groupes qui opèrent
ces concentrations ne nécessitent pas la libre compétition et ses
innovations. Les technologies qu’ils mettent en œuvre sont plutôt
fermées et leurs mécanismes d’utilisation sont bien réglés. Ils
conçoivent ou orientent les usages.
Des boîtes à outils dispersées
Les progiciels de traitement de texte, de feuilles de calcul ou de
données possèdent tous des taux de maîtrise très faible. Personne,
même parfaitement formé à ses outils, n’en utilise toutes les fonc1. http://joi.ito.com/weblog/2008/05/23/is-mobile-inter.html
