72 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
Mais aujourd’hui, c’est la réponse qui change. Précédemment,
l’auteur était la caution de ses écrits. Maintenant, « la foule est
porteuse de sagesse », selon les mots de Tim O’Reilly. Le contenu est
d’autant plus crédible qu’il aura été lu et commenté par un plus
grand nombre de personnes. Les auteurs sont ainsi sanctionnés ou
portés aux nues par la « foule ». Après tout, c’est un signe de maturité. En littérature, les grands écrivains ne sont-ils pas généralement
les plus lus ? Et leur succès n’est pas venu d’un livre apprécié du
plus grand nombre.
La faible participation
En 2007, un certain nombre d’études ont jeté un froid. Et l’on a pu
lire un peu partout : « La “règle des 1 %”, qui prévaut jusqu’à
présent dans plusieurs études sur les usages des services du
Web 2.0, dit que les deux tiers des contenus proviennent seulement
d’1 % des utilisateurs actifs. » On pouvait lire une autre règle, très
proche de celle de Jakob Nielsen, qui promet que sur 90 lecteurs,
neuf commenteront un contenu et un seul publiera. Depuis, des
analyses très attentives classent les services et les usages du Web 2.0
qui suscitent le plus d’intérêt chez les utilisateurs, comme cette
analyse réalisée fin 2006 par Forrester Research Inc. sur les activités
des consommateurs pendant une période d’un mois.
Les limites techniques
Le manque d’interopérabilité
Les applications composites ou mashup ne sont concevables que si
les services de base à mixer peuvent être appelés selon le bon
protocole. À ce jour, il n’existe pas encore de standard universel.
Les développeurs de mashup le savent, ils ont souvent à s’affranchir
du mur de l’interopérabilité. Peu à peu, des solutions sont trouvées,
testées et éprouvées. Il émerge de facto des principes pour faciliter
la réutilisation. Espérons que l’on passe rapidement du temps du
bricolage à celui de l’industrialisation.
Un certain immobilisme technologique
Le socle technique sur lequel reposent les développements Internet
a peu changé avec l’arrivée du Web 2.0. Tout le monde le reconnaît.
Ne serait-ce pas une limite tacite que chacun de nous accepte ? Et si
la technologie avait fait plus de progrès, où en serions-nous à ce
© Groupe Eyrolles
Mais aujourd’hui, c’est la réponse qui change. Précédemment,
l’auteur était la caution de ses écrits. Maintenant, « la foule est
porteuse de sagesse », selon les mots de Tim O’Reilly. Le contenu est
d’autant plus crédible qu’il aura été lu et commenté par un plus
grand nombre de personnes. Les auteurs sont ainsi sanctionnés ou
portés aux nues par la « foule ». Après tout, c’est un signe de maturité. En littérature, les grands écrivains ne sont-ils pas généralement
les plus lus ? Et leur succès n’est pas venu d’un livre apprécié du
plus grand nombre.
La faible participation
En 2007, un certain nombre d’études ont jeté un froid. Et l’on a pu
lire un peu partout : « La “règle des 1 %”, qui prévaut jusqu’à
présent dans plusieurs études sur les usages des services du
Web 2.0, dit que les deux tiers des contenus proviennent seulement
d’1 % des utilisateurs actifs. » On pouvait lire une autre règle, très
proche de celle de Jakob Nielsen, qui promet que sur 90 lecteurs,
neuf commenteront un contenu et un seul publiera. Depuis, des
analyses très attentives classent les services et les usages du Web 2.0
qui suscitent le plus d’intérêt chez les utilisateurs, comme cette
analyse réalisée fin 2006 par Forrester Research Inc. sur les activités
des consommateurs pendant une période d’un mois.
Les limites techniques
Le manque d’interopérabilité
Les applications composites ou mashup ne sont concevables que si
les services de base à mixer peuvent être appelés selon le bon
protocole. À ce jour, il n’existe pas encore de standard universel.
Les développeurs de mashup le savent, ils ont souvent à s’affranchir
du mur de l’interopérabilité. Peu à peu, des solutions sont trouvées,
testées et éprouvées. Il émerge de facto des principes pour faciliter
la réutilisation. Espérons que l’on passe rapidement du temps du
bricolage à celui de l’industrialisation.
Un certain immobilisme technologique
Le socle technique sur lequel reposent les développements Internet
a peu changé avec l’arrivée du Web 2.0. Tout le monde le reconnaît.
Ne serait-ce pas une limite tacite que chacun de nous accepte ? Et si
la technologie avait fait plus de progrès, où en serions-nous à ce
