Des clés pour le Web 2.0 55
© Groupe Eyrolles
L’intelligence collective
Avant, il y avait les utilisateurs et le système. Aujourd’hui, le modèle
s’est un peu complexifié. Il y a l’utilisateur, les communautés et le
Web. Et le Web a dépassé ses limites initiales, celles qui ne voyaient
en lui qu’une vaste bibliothèque de tous les savoirs.
Sous le terme d’intelligence collective ou d’intelligence des foules,
dont le journaliste et blogueur Francis Pisani a fait le titre d’un livre,
se trouve l’entité collective, vue comme un tout homogène, qui
participe au Web avec une pertinence alignée en proportion sur le
nombre de ses membres. Le terme de membre est toutefois impropre, car il n’y a ni association, ni règlement intérieur d’aucune sorte.
Il s’agit d’une émanation opportune du Web qui se fait et se défait
selon une électivité sans engagement.
C’est l’image du ban de poissons qui semble être lui-même un
poisson que l’arrivée du moindre requin peut disperser. Il s’agit
d’une nouvelle éthique de la coopération. Le service à rendre
opère à la façon d’un intermédiaire intelligent entre les membres
eux-mêmes.
Une contribution libre
C’est la majeure différence entre le modèle wiki et les solutions de
gestion de connaissance précédentes. Fini les gestions de droits
compliquées des solutions de knowledge management. La
confiance est plus volontiers accordée aux utilisateurs. Dans le
monde du Web 2.0, l’utilisateur bénéficie d’un a priori positif.
Faire primer l’usage
La simplicité
L’usage est d’autant favorisé qu’il est simple à acquérir, à reproduire
à transmettre. Ce truisme est une donnée fondatrice du Web 2.0. Il
faut encore ajouter d’autres attentes en termes de simplicité. Le
Web 2.0 proposant pléthore d’outils, leur repérage et leur adoption
dépendent de la simple équation : un outil = un usage.
La personnalisation
Le « poste de travail » est le nom emblématique d’un projet que l’on
retrouve dans presque toutes les entreprises. C’est celui qui s’atta-
Précédent

- 65/258

Suivant