2 D ÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
Les enseignements à tirer de ces expériences débordent du champ
des méthodes de gestion de projet ou de la relation avec les utilisateurs et couvrent également celui de l'architecture informatique. Il y
a quelques années, nous avions coutume d'opposer le monde de
l'informatique d'entreprise et ses contraintes en termes de montée
en charge, de robustesse et de sécurité à celui de l'informatique plus
« grand public » du Web. Les contraintes de l'informatique d'entreprise justifiaient des méthodes de développement lourdes, des
architectures matérielles spécifiques et l'utilisation de logiciels
propriétaires aux licences d'utilisation coûteuses supportées à
grands frais par leurs éditeurs. Moins critique, l'informatique Web
utilisait au contraire des méthodes de développement plus agiles et
des logiciels open source tournant souvent sur des serveurs ou
même des PC plus bas de gamme.
Ces différences persistent aujourd'hui au niveau des méthodes et
des architectures utilisées par ces deux segments de l'informatique
et c'est d'autant plus paradoxal que la hiérarchie des contraintes et
des performances s'est inversée entre informatique d'entreprise et
informatique Web. Le nombre d'utilisateurs des grandes applications
Web est supérieur de plusieurs ordres de grandeur à celui des applications d'entreprise et la fiabilité des applications Web dépasse
souvent celle des applications d'entreprise. Qui de nous n'a pas
tendance à charger la page d'accueil de Google pour tester sa
connexion à Internet, admettant implicitement que la probabilité de
son indisponibilité est tout simplement négligeable ? Performances
et fiabilité sont des questions de vie ou de mort pour les grandes
applications Web soumises à une concurrence implacable, plus
encore que pour les applications d'entreprise.
Nous sommes dans une situation similaire à celle que nous connaîtrions si nous appliquions des méthodes plus lourdes pour fabriquer
des bicyclettes que pour produire des avions ! Malgré l'intérêt que
peuvent avoir certains acteurs à préserver la situation actuelle, la
pression économique fera tôt ou tard voler en éclat cette distinction
entre informatique d'entreprise et informatique Web.
La deuxième bonne raison de vous intéresser au Web 2.0 est que
l'utilisation des méthodes et des architectures techniques de ce
dernier sur vos projets informatiques, y compris et surtout sur vos
projets stratégiques et internes, vous permettra d'augmenter le
© Groupe Eyrolles
Les enseignements à tirer de ces expériences débordent du champ
des méthodes de gestion de projet ou de la relation avec les utilisateurs et couvrent également celui de l'architecture informatique. Il y
a quelques années, nous avions coutume d'opposer le monde de
l'informatique d'entreprise et ses contraintes en termes de montée
en charge, de robustesse et de sécurité à celui de l'informatique plus
« grand public » du Web. Les contraintes de l'informatique d'entreprise justifiaient des méthodes de développement lourdes, des
architectures matérielles spécifiques et l'utilisation de logiciels
propriétaires aux licences d'utilisation coûteuses supportées à
grands frais par leurs éditeurs. Moins critique, l'informatique Web
utilisait au contraire des méthodes de développement plus agiles et
des logiciels open source tournant souvent sur des serveurs ou
même des PC plus bas de gamme.
Ces différences persistent aujourd'hui au niveau des méthodes et
des architectures utilisées par ces deux segments de l'informatique
et c'est d'autant plus paradoxal que la hiérarchie des contraintes et
des performances s'est inversée entre informatique d'entreprise et
informatique Web. Le nombre d'utilisateurs des grandes applications
Web est supérieur de plusieurs ordres de grandeur à celui des applications d'entreprise et la fiabilité des applications Web dépasse
souvent celle des applications d'entreprise. Qui de nous n'a pas
tendance à charger la page d'accueil de Google pour tester sa
connexion à Internet, admettant implicitement que la probabilité de
son indisponibilité est tout simplement négligeable ? Performances
et fiabilité sont des questions de vie ou de mort pour les grandes
applications Web soumises à une concurrence implacable, plus
encore que pour les applications d'entreprise.
Nous sommes dans une situation similaire à celle que nous connaîtrions si nous appliquions des méthodes plus lourdes pour fabriquer
des bicyclettes que pour produire des avions ! Malgré l'intérêt que
peuvent avoir certains acteurs à préserver la situation actuelle, la
pression économique fera tôt ou tard voler en éclat cette distinction
entre informatique d'entreprise et informatique Web.
La deuxième bonne raison de vous intéresser au Web 2.0 est que
l'utilisation des méthodes et des architectures techniques de ce
dernier sur vos projets informatiques, y compris et surtout sur vos
projets stratégiques et internes, vous permettra d'augmenter le
