94 DÉPLOYER UN PROJET WEB 2.0
© Groupe Eyrolles
Sur un site plus ancien dans sa conception, la page complète est
quatre fois plus longue et réclame deux hauteurs d’écran pour être
entièrement vue. Un bon lecteur mettra plus d’une minute à la lire
pour y découvrir tout ce qui est présenté. La proposition faite à
l’internaute n’est pas claire. À force de vouloir tout exposer, rien ne
se distingue particulièrement du reste.
Ces deux sites résultent de choix faits après un long travail qu’il ne
nous appartient pas de juger. Ce que nous remarquons immédiatement, c’est que le premier site est très Web 2.0. Il répond à la question de l’usage. Mais le second exemple ne s’affirme pas nettement.
Il énumère toutes les possibilités offertes à l’utilisateur. C’est à ce
dernier de découvrir ce qu’il peut faire, quels usages il va pouvoir
mettre en œuvre.
Objectifs
Signe manifeste de maturité, si l’ergonomie ne s’intègre pas à la
réflexion, aux outils, à la réalisation, il est clair que, même inconsciemment, l’utilisateur en fait un critère de premier ordre pour
l’adoption ou l’oubli d’un site ou d’un service. Steve Krug est un
consultant en ergonomie de réputation internationale. Pour lui, les
sites ou les services doivent s’attacher à répondre positivement aux
questions suivantes :
• le visiteur comprend-il ce qu’il découvre ?
• le site ou le service sont-ils clairs ?
• le visiteur trouve-t-il ce qu’il cherche ?
• le site ou le service peuvent-ils être utilisés sans effort d’apprentissage ?
• le visiteur peut-il utiliser aisément le contenu ?
• le site ou le service sont-ils irréprochables ?
Steve Krug a intitulé son best-seller Je ne veux pas chercher ! (voir
bibliographie en fin d’ouvrage). Il a choisi ce titre provocateur tout
simplement parce que l’utilisateur va intuitivement reconnaître un
site ou un service bien fait d’un autre au premier manquement à
l’une de ces questions. Le paradoxe de Steve Krug est bien celui-ci :
ne prenons pas les utilisateurs pour des idiots… alors ne les faisons
© Groupe Eyrolles
Sur un site plus ancien dans sa conception, la page complète est
quatre fois plus longue et réclame deux hauteurs d’écran pour être
entièrement vue. Un bon lecteur mettra plus d’une minute à la lire
pour y découvrir tout ce qui est présenté. La proposition faite à
l’internaute n’est pas claire. À force de vouloir tout exposer, rien ne
se distingue particulièrement du reste.
Ces deux sites résultent de choix faits après un long travail qu’il ne
nous appartient pas de juger. Ce que nous remarquons immédiatement, c’est que le premier site est très Web 2.0. Il répond à la question de l’usage. Mais le second exemple ne s’affirme pas nettement.
Il énumère toutes les possibilités offertes à l’utilisateur. C’est à ce
dernier de découvrir ce qu’il peut faire, quels usages il va pouvoir
mettre en œuvre.
Objectifs
Signe manifeste de maturité, si l’ergonomie ne s’intègre pas à la
réflexion, aux outils, à la réalisation, il est clair que, même inconsciemment, l’utilisateur en fait un critère de premier ordre pour
l’adoption ou l’oubli d’un site ou d’un service. Steve Krug est un
consultant en ergonomie de réputation internationale. Pour lui, les
sites ou les services doivent s’attacher à répondre positivement aux
questions suivantes :
• le visiteur comprend-il ce qu’il découvre ?
• le site ou le service sont-ils clairs ?
• le visiteur trouve-t-il ce qu’il cherche ?
• le site ou le service peuvent-ils être utilisés sans effort d’apprentissage ?
• le visiteur peut-il utiliser aisément le contenu ?
• le site ou le service sont-ils irréprochables ?
Steve Krug a intitulé son best-seller Je ne veux pas chercher ! (voir
bibliographie en fin d’ouvrage). Il a choisi ce titre provocateur tout
simplement parce que l’utilisateur va intuitivement reconnaître un
site ou un service bien fait d’un autre au premier manquement à
l’une de ces questions. Le paradoxe de Steve Krug est bien celui-ci :
ne prenons pas les utilisateurs pour des idiots… alors ne les faisons
