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Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
En pratique, les appareils électriques sont reliés à la « masse », c’est-à-dire à
la carcasse interne de l’appareil (par exemple, la borne noire du générateur)
1 .
On choisit alors cette masse comme origine des potentiels électriques sur le
circuit.
Le potentiel V A du point A (respectivement V B du point B) est représenté par
une flèche partant de la masse au potentiel nul et arrivant au point A (respectivement au point B). La différence de potentiel U AB = V A – V B est alors
représentée par une flèche d’origine B et d’extrémité A (fig. 8).
Remarques expérimentales
La différence de potentiel U AB entre deux points A et B du circuit est mesurée
à l’aide d’un voltmètre ou observée à l’écran d’un oscilloscope. Il est à noter
que celui-ci impose souvent la masse, qui doit être commune aux autres masses présentes sur le circuit. L’oscilloscope permet alors de suivre l’évolution
du potentiel d’un point du circuit.
Dans un montage, on veillera toujours à éviter les courts-circuits par les masses.
B.2. Additivité des tensions : la loi des mailles
• Soit trois points A, B et C d’un circuit. Les différences de potentiel entre les
points A et B, B et C, A et C s’écrivent respectivement 2 :
U AB = V A – V B , U BC = V B – V C , U AC = V A – V C , d’où : U AC = U AB + U BC .
• On considère une maille dans un circuit (fig. 9). En partant d’un point A
quelconque et en parcourant complètement la maille dans un sens donné,
l’additivité des différences de potentiel s’écrit :
U AA = U AB + U BC + U CD + U DE + U EA = 0.
Après avoir défini la masse, on peut associer à chaque point du circuit un
potentiel électrique V unique, égal à la différence de potentiel entre ce
point et la masse, choisie comme origine des potentiels électriques.
Dans un circuit, les différences de potentiel sont additives. Par exemple, si
A, B et C sont trois points du circuit, alors on a :
U AC = U AB + U BC .
1. Sur les appareils anciens, la
masse était reliée à la terre par
l’alimentation électrique.
Désormais, la double isolation des
appareils de laboratoire n’impose
plus ce lien. En revanche, les
appareils électriques
domestiques (lave-linge…)
conservent une liaison à la terre.
;
Fig. 8 - Représentation de la
différence de potentiel U AB .
A
B
U AB
V A
V B
2. Par définition, on a :
U BA = –U AB .
Fig. 9 - La maille est orientée dans le sens des flèches.
U AB
U BC
U CD
U EA
U DE
D
C
B
A
E
KA_MPSI.book Page 14 Vendredi, 8. août 2003 11:20 23
Chapitre 1 : Lois générales de l’électrocinétique
En pratique, les appareils électriques sont reliés à la « masse », c’est-à-dire à
la carcasse interne de l’appareil (par exemple, la borne noire du générateur)
1 .
On choisit alors cette masse comme origine des potentiels électriques sur le
circuit.
Le potentiel V A du point A (respectivement V B du point B) est représenté par
une flèche partant de la masse au potentiel nul et arrivant au point A (respectivement au point B). La différence de potentiel U AB = V A – V B est alors
représentée par une flèche d’origine B et d’extrémité A (fig. 8).
Remarques expérimentales
La différence de potentiel U AB entre deux points A et B du circuit est mesurée
à l’aide d’un voltmètre ou observée à l’écran d’un oscilloscope. Il est à noter
que celui-ci impose souvent la masse, qui doit être commune aux autres masses présentes sur le circuit. L’oscilloscope permet alors de suivre l’évolution
du potentiel d’un point du circuit.
Dans un montage, on veillera toujours à éviter les courts-circuits par les masses.
B.2. Additivité des tensions : la loi des mailles
• Soit trois points A, B et C d’un circuit. Les différences de potentiel entre les
points A et B, B et C, A et C s’écrivent respectivement 2 :
U AB = V A – V B , U BC = V B – V C , U AC = V A – V C , d’où : U AC = U AB + U BC .
• On considère une maille dans un circuit (fig. 9). En partant d’un point A
quelconque et en parcourant complètement la maille dans un sens donné,
l’additivité des différences de potentiel s’écrit :
U AA = U AB + U BC + U CD + U DE + U EA = 0.
Après avoir défini la masse, on peut associer à chaque point du circuit un
potentiel électrique V unique, égal à la différence de potentiel entre ce
point et la masse, choisie comme origine des potentiels électriques.
Dans un circuit, les différences de potentiel sont additives. Par exemple, si
A, B et C sont trois points du circuit, alors on a :
U AC = U AB + U BC .
1. Sur les appareils anciens, la
masse était reliée à la terre par
l’alimentation électrique.
Désormais, la double isolation des
appareils de laboratoire n’impose
plus ce lien. En revanche, les
appareils électriques
domestiques (lave-linge…)
conservent une liaison à la terre.
;
Fig. 8 - Représentation de la
différence de potentiel U AB .
A
B
U AB
V A
V B
2. Par définition, on a :
U BA = –U AB .
Fig. 9 - La maille est orientée dans le sens des flèches.
U AB
U BC
U CD
U EA
U DE
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