“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 425 — #448
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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de l’Antarctique (DeConto et Pollard, 2003 [10]). L’absence de calottes de
glace sur notre planète n’est pas une vision de l’esprit, leur présence étant
plutôt l’exception à l’aune des temps géologiques.
L’Homme, qui s’est hissé récemment à travers le développement industriel
et l’utilisation massive des ressources fossiles, comme un acteur majeur du
changement climatique, se trouve dorénavant en position de perturber gravement son environnement à différentes échelles de temps et d’espace. Ce livre
montre, comment le visage de notre planète a pu changer suivant ces échelles
de temps : de la tectonique des plaques (million d’années), au développement
d’immenses calottes de glace à des latitudes tempérées (centaines de milliers
d’années), en passant par la très forte variabilité des climats glaciaires à des
échelles de quelques milliers d’années. Notre interglaciaire, l’Holocène, a été
une période beaucoup plus stable pour ce qui est du climat et a contribué
à l’essor démographique extraordinaire des populations humaines. Avec une
Terre de plus de 7 milliards d’hommes et de femmes, il va falloir gérer au
mieux le changement climatique, afin de préserver les populations et leur environnement. Le passé nous apprend que notre petite planète bleue a subi
maintes modifications. Ce n’est donc pas la planète qui est en danger, ce sont
bien plutôt les populations, d’autant qu’elles ne sont pas à armes égales face
aux changements climatiques. Et donc, paradoxalement, si l’Homme est devenu un acteur majeur du climat, il pourrait aussi subir à ses dépens des
bouleversements et des situations difficiles qu’il aura lui-même crées.
Références bibliographiques
[1] Allen, R. J. et Sherwood, S. C. (2008), « Warming Maximum in the Tropical upper Troposphere Deduced from Thermal Winds », Nature Geoscience, 1, pp. 399-403.
[2] Beniston, M. (2007), « Entering into the « Greenhouse Century »: Recent
Record Temperatures in Switzerland are Comparable to the upper Temperature Quantiles in a Greenhouse Climate », Geophysical Research.
Letters, 34(L16710), doi: 10.1029/2007GL030144.
[3] Berthier, E et al. (2007), « Remote Sensing Estimates of Glacier Mass
Balances in the Himachal Pradesh (Western Himalaya, India) », Remote
Sensing of Environment, 108(3), pp. 327-338
[4] Bony, S. et al. (2006), « How Well do we Understand and Evaluate
Climate Change Feedback Processes ? », Journal of Climate, 19(15),
pp. 3 445-3 482.
[5] Cattiaux, J. et al. (2010), « Winter 2010 in Europe: A Cold Extreme in
a Warming Climate », Geophysical Research. Letters, 37(L20704), doi:
10.1029/2010GL044613.
[6] Cavalieri, D. J. et Parkinson, C. L. (2008), « Antarctic Sea Ice Variability and Trends, 1979-2006 », Journal of Geophysical Research, 113, doi:
10.1029/2007JC004564.
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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de l’Antarctique (DeConto et Pollard, 2003 [10]). L’absence de calottes de
glace sur notre planète n’est pas une vision de l’esprit, leur présence étant
plutôt l’exception à l’aune des temps géologiques.
L’Homme, qui s’est hissé récemment à travers le développement industriel
et l’utilisation massive des ressources fossiles, comme un acteur majeur du
changement climatique, se trouve dorénavant en position de perturber gravement son environnement à différentes échelles de temps et d’espace. Ce livre
montre, comment le visage de notre planète a pu changer suivant ces échelles
de temps : de la tectonique des plaques (million d’années), au développement
d’immenses calottes de glace à des latitudes tempérées (centaines de milliers
d’années), en passant par la très forte variabilité des climats glaciaires à des
échelles de quelques milliers d’années. Notre interglaciaire, l’Holocène, a été
une période beaucoup plus stable pour ce qui est du climat et a contribué
à l’essor démographique extraordinaire des populations humaines. Avec une
Terre de plus de 7 milliards d’hommes et de femmes, il va falloir gérer au
mieux le changement climatique, afin de préserver les populations et leur environnement. Le passé nous apprend que notre petite planète bleue a subi
maintes modifications. Ce n’est donc pas la planète qui est en danger, ce sont
bien plutôt les populations, d’autant qu’elles ne sont pas à armes égales face
aux changements climatiques. Et donc, paradoxalement, si l’Homme est devenu un acteur majeur du climat, il pourrait aussi subir à ses dépens des
bouleversements et des situations difficiles qu’il aura lui-même crées.
Références bibliographiques
[1] Allen, R. J. et Sherwood, S. C. (2008), « Warming Maximum in the Tropical upper Troposphere Deduced from Thermal Winds », Nature Geoscience, 1, pp. 399-403.
[2] Beniston, M. (2007), « Entering into the « Greenhouse Century »: Recent
Record Temperatures in Switzerland are Comparable to the upper Temperature Quantiles in a Greenhouse Climate », Geophysical Research.
Letters, 34(L16710), doi: 10.1029/2007GL030144.
[3] Berthier, E et al. (2007), « Remote Sensing Estimates of Glacier Mass
Balances in the Himachal Pradesh (Western Himalaya, India) », Remote
Sensing of Environment, 108(3), pp. 327-338
[4] Bony, S. et al. (2006), « How Well do we Understand and Evaluate
Climate Change Feedback Processes ? », Journal of Climate, 19(15),
pp. 3 445-3 482.
[5] Cattiaux, J. et al. (2010), « Winter 2010 in Europe: A Cold Extreme in
a Warming Climate », Geophysical Research. Letters, 37(L20704), doi:
10.1029/2010GL044613.
[6] Cavalieri, D. J. et Parkinson, C. L. (2008), « Antarctic Sea Ice Variability and Trends, 1979-2006 », Journal of Geophysical Research, 113, doi:
10.1029/2007JC004564.
