“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 414 — #437
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Paléoclimatologie
climatique confirment cette tendance pour le xxi
e siècle et montrent que, quel
que soit le scénario de réchauffement climatique utilisé, les glaciers des Alpes,
actuellement « froids », situés entre 3 500 et 4 250 m d’altitude, avec une température en profondeur allant de 0 à –11
◦ C, pourraient devenir « tempérés »,
avec une température en profondeur proche du point de fusion.
D’autres études de modélisation utilisant différents scénarios de gaz à effet de serre aboutissent à des conclusions similaires et tout aussi inquiétantes.
Ainsi une étude menée dans la région du Montana, au Glacier National Park
montre que sous l’influence d’un doublement de CO 2 atteint en 2030, certains glaciers disparaîtraient cette même année, malgré une augmentation des
précipitations de 5 à 10 % dans les moyennes et hautes latitudes.
Le devenir des calottes polaires
Il existe différentes approches pour déterminer l’évolution des calottes polaires dans le futur. La première consiste à déterminer le bilan de masse en
surface des calottes qui dépend directement du climat. Pour simuler le plus
précisément possible le bilan de masse des calottes, il est nécessaire de recourir
à des modèles climatiques à très haute résolution pour représenter correctement les pentes des calottes. Ces zones géographiques correspondent en effet
aux zones d’ablation et aux zones au-dessus desquelles tombe la plus grande
partie des précipitations. Or, l’utilisation AGCM ou des AOGCM tend à surestimer les précipitations et sous-estimer l’ablation. Par ailleurs, un certain
nombre de processus importants ne sont pas pris en compte dans les modèles
de circulation générale, comme le regel de l’eau de surface à l’intérieur de la
calotte, la transformation de neige en glace, les variations d’albédo entre la
neige et la glace, ou encore le transport de la neige par les vents. Toutes les
études menées avec les modèles régionaux prévoient un accroissement des précipitations en réponse au réchauffement climatique, mais avec une grande incertitude quant à l’amplitude de cet accroissement. Les projections suggèrent
qu’au-dessus du Groenland, l’ablation devrait largement excéder l’augmentation des précipitations. À l’inverse, en ce qui concerne l’Antarctique, les
précipitations excèderaient l’ablation tout au long du xxi
e siècle. Au cours
des dernières décennies, cette tendance a déjà été observée pour l’Antarctique
de l’Est mais pas sur la partie ouest de la calotte, qui a subi une importante
perte de masse. Toutefois aucun réchauffement significatif n’a été observé
au-dessus de l’Antarctique. Inversement, dans la région de la péninsule antarctique, où le réchauffement est fortement marqué, une forte augmentation
des précipitations est également observée.
Le bilan de masse en surface n’est pas le seul paramètre important pour
déterminer l’évolution des calottes polaires. La seconde approche utilisée
concerne les modèles tridimensionnels de calottes polaires qui permettent d’accéder à la réponse dynamique des calottes polaires. Ces modèles sont généralement forcés par les sorties des modèles climatiques, comme les températures ou
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Paléoclimatologie
climatique confirment cette tendance pour le xxi
e siècle et montrent que, quel
que soit le scénario de réchauffement climatique utilisé, les glaciers des Alpes,
actuellement « froids », situés entre 3 500 et 4 250 m d’altitude, avec une température en profondeur allant de 0 à –11
◦ C, pourraient devenir « tempérés »,
avec une température en profondeur proche du point de fusion.
D’autres études de modélisation utilisant différents scénarios de gaz à effet de serre aboutissent à des conclusions similaires et tout aussi inquiétantes.
Ainsi une étude menée dans la région du Montana, au Glacier National Park
montre que sous l’influence d’un doublement de CO 2 atteint en 2030, certains glaciers disparaîtraient cette même année, malgré une augmentation des
précipitations de 5 à 10 % dans les moyennes et hautes latitudes.
Le devenir des calottes polaires
Il existe différentes approches pour déterminer l’évolution des calottes polaires dans le futur. La première consiste à déterminer le bilan de masse en
surface des calottes qui dépend directement du climat. Pour simuler le plus
précisément possible le bilan de masse des calottes, il est nécessaire de recourir
à des modèles climatiques à très haute résolution pour représenter correctement les pentes des calottes. Ces zones géographiques correspondent en effet
aux zones d’ablation et aux zones au-dessus desquelles tombe la plus grande
partie des précipitations. Or, l’utilisation AGCM ou des AOGCM tend à surestimer les précipitations et sous-estimer l’ablation. Par ailleurs, un certain
nombre de processus importants ne sont pas pris en compte dans les modèles
de circulation générale, comme le regel de l’eau de surface à l’intérieur de la
calotte, la transformation de neige en glace, les variations d’albédo entre la
neige et la glace, ou encore le transport de la neige par les vents. Toutes les
études menées avec les modèles régionaux prévoient un accroissement des précipitations en réponse au réchauffement climatique, mais avec une grande incertitude quant à l’amplitude de cet accroissement. Les projections suggèrent
qu’au-dessus du Groenland, l’ablation devrait largement excéder l’augmentation des précipitations. À l’inverse, en ce qui concerne l’Antarctique, les
précipitations excèderaient l’ablation tout au long du xxi
e siècle. Au cours
des dernières décennies, cette tendance a déjà été observée pour l’Antarctique
de l’Est mais pas sur la partie ouest de la calotte, qui a subi une importante
perte de masse. Toutefois aucun réchauffement significatif n’a été observé
au-dessus de l’Antarctique. Inversement, dans la région de la péninsule antarctique, où le réchauffement est fortement marqué, une forte augmentation
des précipitations est également observée.
Le bilan de masse en surface n’est pas le seul paramètre important pour
déterminer l’évolution des calottes polaires. La seconde approche utilisée
concerne les modèles tridimensionnels de calottes polaires qui permettent d’accéder à la réponse dynamique des calottes polaires. Ces modèles sont généralement forcés par les sorties des modèles climatiques, comme les températures ou
