“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 412 — #435
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Paléoclimatologie
modification du gradient de température équateur-pôle, qui tend à diminuer
près de la surface mais à augmenter en altitude. La seconde raison est une augmentation de la quantité totale de vapeur d’eau dans l’atmosphère, donc de la
quantité de vapeur d’eau qui peut être condensée et ainsi dégager de la chaleur
latente. Dans les simulations de changements climatiques, on observe un décalage des routes dépressionnaires vers les pôles, une réduction du nombre total
des dépressions, mais une augmentation du nombre de dépressions les plus
creuses, donc les plus fortes. Par exemple, d’après les diagnostiques établis
par Lambert et Fyfe (2006) [19], les modèles simulent en moyenne, en 2100
et pour le scénario A1B, une diminution du nombre total de dépressions de
10 % environ dans l’hémisphère sud et un peu moins dans l’hémisphère nord.
Ils simulent également un accroissement du nombre de dépressions intenses
de 20 % dans l’hémisphère nord et de 40 % dans l’hémisphère sud.
10.4.1.5 Évolution de la glace de mer
L’extension de glace de mer simulée en hiver par les modèles ne diminue
que légèrement, car les conditions favorables à la congélation de la surface
océanique persistent : peu ou pas de rayonnement solaire, des températures
certes plus élevées mais toujours nettement négatives. En revanche, le réchauffement des températures atmosphériques et océaniques affecte fortement la
production annuelle nette de glace. Ainsi, dans une grande partie de l’Arctique, elle devient trop mince pour persister au cours de l’été. De nombreux
modèles simulent cette diminution estivale pour la fin du xxi
e siècle, et prévoient qu’elle devrait être d’autant plus marquée que les émissions de gaz à
effet de serre seront plus intenses. Il apparaît en particulier qu’en été, la glace
de mer arctique pourrait disparaître totalement pour la période 2070-2099,
dans le cas du scénario SRES-A2. En Antarctique, l’extension maximale de la
glace de mer est réduite de 25 % environ et les modèles simulent une fonte de
glace plus rapide au printemps et en été à la fin du xxi
e siècle qu’à l’époque
actuelle.
10.4.1.6 Évolution de la glace continentale
Recul des glaciers
Les glaciers réagissent rapidement aux effets du climat et, en ce sens,
constituent de bons indicateurs du changement climatique. Depuis plus d’un
siècle, et plus particulièrement depuis les années 1980, le recul des glaciers est
un phénomène quasi global. Avec l’élévation des températures simulées par les
modèles climatiques, ce phénomène devrait encore s’accentuer au xxi
e siècle,
et même conduire à la disparition de certains glaciers au cours des prochaines
décennies. La prévision de l’évolution future des glaciers dépend d’une part
des scénarios climatiques mais aussi de la sensibilité au réchauffement climatique. Les glaciers situés dans des climats secs et froids (comme ceux de
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Paléoclimatologie
modification du gradient de température équateur-pôle, qui tend à diminuer
près de la surface mais à augmenter en altitude. La seconde raison est une augmentation de la quantité totale de vapeur d’eau dans l’atmosphère, donc de la
quantité de vapeur d’eau qui peut être condensée et ainsi dégager de la chaleur
latente. Dans les simulations de changements climatiques, on observe un décalage des routes dépressionnaires vers les pôles, une réduction du nombre total
des dépressions, mais une augmentation du nombre de dépressions les plus
creuses, donc les plus fortes. Par exemple, d’après les diagnostiques établis
par Lambert et Fyfe (2006) [19], les modèles simulent en moyenne, en 2100
et pour le scénario A1B, une diminution du nombre total de dépressions de
10 % environ dans l’hémisphère sud et un peu moins dans l’hémisphère nord.
Ils simulent également un accroissement du nombre de dépressions intenses
de 20 % dans l’hémisphère nord et de 40 % dans l’hémisphère sud.
10.4.1.5 Évolution de la glace de mer
L’extension de glace de mer simulée en hiver par les modèles ne diminue
que légèrement, car les conditions favorables à la congélation de la surface
océanique persistent : peu ou pas de rayonnement solaire, des températures
certes plus élevées mais toujours nettement négatives. En revanche, le réchauffement des températures atmosphériques et océaniques affecte fortement la
production annuelle nette de glace. Ainsi, dans une grande partie de l’Arctique, elle devient trop mince pour persister au cours de l’été. De nombreux
modèles simulent cette diminution estivale pour la fin du xxi
e siècle, et prévoient qu’elle devrait être d’autant plus marquée que les émissions de gaz à
effet de serre seront plus intenses. Il apparaît en particulier qu’en été, la glace
de mer arctique pourrait disparaître totalement pour la période 2070-2099,
dans le cas du scénario SRES-A2. En Antarctique, l’extension maximale de la
glace de mer est réduite de 25 % environ et les modèles simulent une fonte de
glace plus rapide au printemps et en été à la fin du xxi
e siècle qu’à l’époque
actuelle.
10.4.1.6 Évolution de la glace continentale
Recul des glaciers
Les glaciers réagissent rapidement aux effets du climat et, en ce sens,
constituent de bons indicateurs du changement climatique. Depuis plus d’un
siècle, et plus particulièrement depuis les années 1980, le recul des glaciers est
un phénomène quasi global. Avec l’élévation des températures simulées par les
modèles climatiques, ce phénomène devrait encore s’accentuer au xxi
e siècle,
et même conduire à la disparition de certains glaciers au cours des prochaines
décennies. La prévision de l’évolution future des glaciers dépend d’une part
des scénarios climatiques mais aussi de la sensibilité au réchauffement climatique. Les glaciers situés dans des climats secs et froids (comme ceux de
