“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 408 — #431
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Paléoclimatologie
Fig. 10.11 – Moyenne multi-modèles de l’anomalie de la température (
◦ C) de l’air
près de la surface (par rapport à la moyenne 1980-1999), pour le xx
e siècle et pour le
xxi
e siècle selon différents scénarios d’évolution des gaz à effet de serre : SRES-A2,
SRES-A1B, SRES-B1, et selon une situation idéalisée dans laquelle les concentrations des gaz à effet de serre et des aérosols restent égales à celles d’aujourd’hui
(IPCC, 2007 [15]). La ligne représente la moyenne des modèles.
fortement). La Figure 10.12 en est une illustration pour le scénario SRESA1B. On y retrouve des résultats maintenant classiques : l’accroissement de
température est plus élevé sur les continents que sur les océans, et il est
particulièrement fort dans les hautes latitudes de l’hémisphère nord.
Dans les régions tropicales, l’élévation de température plus importante
sur les continents que sur les océans s’explique en partie par les changements
d’évaporation. Sur l’océan, la quantité d’eau disponible pour l’évaporation
n’est pas limitée, alors qu’elle l’est sur le continent selon la quantité d’eau
disponible dans le sol, et donc selon la quantité de précipitation. L’évaporation
refroidit la surface : ce refroidissement n’est pas limité sur l’océan, alors qu’il
l’est sur le continent. Par exemple avec le modèle de l’IPSL, on trouve que
le refroidissement par évaporation augmente de 9,8 W/m
2 sur l’océan et de
0,2 W/m
2 sur le continent. D’autres phénomènes, tel que le changement de
couverture nuageuse ou le changement de circulation, jouent également un
rôle dans le différentiel de réchauffement océan-continent.
Dans les régions des moyennes et hautes latitudes, la faible augmentation
de la température de l’océan est en partie due à son inertie thermique. Ceci
est particulièrement vrai dans l’hémisphère sud, où les vents étant très forts,
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