“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 407 — #430
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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soit brusquement. Par exemple, la fonte du pergélisol en Sibérie libérerait
l’équivalent d’au moins 100 ppm supplémentaires dans l’atmosphère. Quant
à la pompe biologique, elle va dépendre du fonctionnement et de l’adaptation
du vivant au réchauffement, ce qui n’est pas facile à prévoir.
10.4 Les prévisions climatiques en 2100
10.4.1 Ce que disent les modèles : principales
caractéristiques climatiques
Dans ce paragraphe, les résultats proviennent, sauf indication contraire,
des simulations réalisées par la vingtaine de modèles de circulation générale
couplés atmosphère-océan (ou modèles climatiques) ayant participé à la préparation du quatrième rapport du GIEC (IPCC, 2007 [15]). Les valeurs données
correspondent à la moyenne des modèles ±1 écart-type.
10.4.1.1 Amplitude du réchauffement
En réponse aux forçages anthropiques (gaz à effet de serre et aérosols)
et aux forçages naturels (volcans et intensité solaire), les modèles simulent en
moyenne un accroissement de la température globale de l’air près de la surface
d’environ 0,8
◦ C entre le début et la fin du xx
e siècle, en cohérence avec ce
qui est observé. Des études de sensibilité, avec différents forçages, ont permis
de montrer que ce réchauffement est essentiellement dû aux forçages anthropiques (cf. section 2.3.3 de ce chapitre). Aujourd’hui, le système climatique
est hors équilibre ; si les concentrations des gaz à effet de serre et des aérosols
étaient maintenues à leurs valeurs de l’an 2000, le climat continuerait de se
réchauffer de 0,4
◦ C environ au cours du xxi
e siècle (Fig. 10.11). Cependant,
l’accroissement de la température simulée dépend avant tout des scénarios
d’émission, puisque, en moyenne, sur une vingtaine de modèles, il varie d’un
peu moins de 2
◦ C pour le scénario SRES-B1, à 3,6
◦ C environ pour le scénario SRES-A2, lorsque la concentration des gaz à effet de serre est imposée.
La dispersion du réchauffement simulé par les différents modèles pour la fin
du siècle est de ±0,25
◦ C, les principales raisons en ont été données dans le
paragraphe 3.1 de ce chapitre. Le rapprochement de ces deux chiffres, l’incertitude liée aux modèles et celle liée aux scenarios, est éloquente, et montre,
que même si on peut espérer en analysant les modèles réduire l’incertitude,
les scénarios socio-économiques pilotent largement la réponse des modèles.
10.4.1.2 Distribution géographique des changements
de température
La distribution géographique de l’accroissement de température est à peu
près similaire pour les différents scénarios (son amplitude change par contre
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