“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 18 — #41
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Paléoclimatologie
Dans les gyres oligotrophes, le contenu en carbonates du sédiment, qui est
mieux préservé que la matière organique, peut être utilisé comme proxy de la
production primaire. D’autres proxies permettent de remonter à la productivité océanique. Les variations de baritine dans le sédiment, par exemple,
semblent être corrélées aux variations de la productivité. D’autres éléments
ou des rapports isotopiques (
10 Be, U authigénique,
231 Pa/
230 Th) permettent
également de reconstruire la productivité. Le principe de base de ces méthodes
est lié au fait que certains éléments viennent préférentiellement se fixer sur
les particules (Th), d’autres restant en solution (U, Pa), modifiant ainsi le
rapport entre ces éléments. La mesure de différents rapports élémentaires ou
isotopiques dans le sédiment permet ainsi de remonter, de façon assez indirecte, au flux de particules dans la colonne d’eau au moment du dépôt de ce
sédiment.
Enfin, certains micro-fossiles sont aussi de bons indicateurs des conditions
de production. L’abondance relative de plusieurs espèces de foraminifères, à
la fois planctoniques et benthiques, peut être ainsi utilisée pour reconstruire
les variations de production.
Dans l’océan Austral, plusieurs carottes sédimentaires prélevées dans les
secteurs Indien et Atlantique, ainsi qu’au sud de la Tasmanie montrent sans
ambiguïté que la partie sud de cet océan (au sud de 50–55
◦ S), c’est-à-dire
au sud du front polaire actuel, était moins productive au DMG qu’elle ne
l’est aujourd’hui. Au nord du front polaire actuel, par contre, la productivité
semble avoir été plus importante au DMG.
Dans le Pacifique équatorial, malgré le nombre important de carottes sédimentaires disponibles, la situation est plus ambiguë. Plusieurs auteurs interprètent les données basées sur le contenu des sédiments en matière organique comme indicatrices d’une plus forte productivité au DMG. Au contraire,
d’autres auteurs utilisent les assemblages de foraminifères benthiques et les
indices de préservation des carbonates et font l’hypothèse d’une productivité
moindre au DMG. Dans l’océan Atlantique équatorial, les observations indiquent une augmentation de la productivité océanique au DMG, à la fois
dans l’upwelling de Mauritanie, dans celui du Benguela et dans l’upwelling
équatorial.
Les indices retrouvés dans les carottes sédimentaires nous renseignent non
seulement sur la productivité marine totale, mais aussi parfois sur le type
d’organismes phytoplanctoniques responsables de cette production.
La figure 1.8 montre les variations de CaCO 3 et de silice biogène dans
une carotte prélevée dans l’Atlantique au nord du front polaire actuel. Ces
données ont été interprétées comme une possible modification de la structure
de l’écosystème. Elles montreraient que la forte productivité au DMG dans
la zone 40
◦ S–55
◦ S aurait été liée à la prédominance d’espèces siliceuses, les
diatomées. Ce type de phytoplancton a un rôle clé dans le cycle du carbone
océanique car il participe largement à l’export de carbone vers l’océan profond.
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Paléoclimatologie
Dans les gyres oligotrophes, le contenu en carbonates du sédiment, qui est
mieux préservé que la matière organique, peut être utilisé comme proxy de la
production primaire. D’autres proxies permettent de remonter à la productivité océanique. Les variations de baritine dans le sédiment, par exemple,
semblent être corrélées aux variations de la productivité. D’autres éléments
ou des rapports isotopiques (
10 Be, U authigénique,
231 Pa/
230 Th) permettent
également de reconstruire la productivité. Le principe de base de ces méthodes
est lié au fait que certains éléments viennent préférentiellement se fixer sur
les particules (Th), d’autres restant en solution (U, Pa), modifiant ainsi le
rapport entre ces éléments. La mesure de différents rapports élémentaires ou
isotopiques dans le sédiment permet ainsi de remonter, de façon assez indirecte, au flux de particules dans la colonne d’eau au moment du dépôt de ce
sédiment.
Enfin, certains micro-fossiles sont aussi de bons indicateurs des conditions
de production. L’abondance relative de plusieurs espèces de foraminifères, à
la fois planctoniques et benthiques, peut être ainsi utilisée pour reconstruire
les variations de production.
Dans l’océan Austral, plusieurs carottes sédimentaires prélevées dans les
secteurs Indien et Atlantique, ainsi qu’au sud de la Tasmanie montrent sans
ambiguïté que la partie sud de cet océan (au sud de 50–55
◦ S), c’est-à-dire
au sud du front polaire actuel, était moins productive au DMG qu’elle ne
l’est aujourd’hui. Au nord du front polaire actuel, par contre, la productivité
semble avoir été plus importante au DMG.
Dans le Pacifique équatorial, malgré le nombre important de carottes sédimentaires disponibles, la situation est plus ambiguë. Plusieurs auteurs interprètent les données basées sur le contenu des sédiments en matière organique comme indicatrices d’une plus forte productivité au DMG. Au contraire,
d’autres auteurs utilisent les assemblages de foraminifères benthiques et les
indices de préservation des carbonates et font l’hypothèse d’une productivité
moindre au DMG. Dans l’océan Atlantique équatorial, les observations indiquent une augmentation de la productivité océanique au DMG, à la fois
dans l’upwelling de Mauritanie, dans celui du Benguela et dans l’upwelling
équatorial.
Les indices retrouvés dans les carottes sédimentaires nous renseignent non
seulement sur la productivité marine totale, mais aussi parfois sur le type
d’organismes phytoplanctoniques responsables de cette production.
La figure 1.8 montre les variations de CaCO 3 et de silice biogène dans
une carotte prélevée dans l’Atlantique au nord du front polaire actuel. Ces
données ont été interprétées comme une possible modification de la structure
de l’écosystème. Elles montreraient que la forte productivité au DMG dans
la zone 40
◦ S–55
◦ S aurait été liée à la prédominance d’espèces siliceuses, les
diatomées. Ce type de phytoplancton a un rôle clé dans le cycle du carbone
océanique car il participe largement à l’export de carbone vers l’océan profond.
