“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 17 — #40
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1. Biogéochimie du système climatique...
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les sédiments marins. Ces informations, que l’on appelle « proxies », sont
particulièrement abondantes pour le Dernier Maximum glaciaire (DMG) ; elles
permettent de se faire une idée des caractéristiques de l’activité biologique à
cette époque (Fig. 1.7). Cependant, la multitude de méthodes employées, ainsi
que les problèmes inhérents à chacune d’entre elles rendent toujours difficile
l’obtention de compilations et de cartes de la productivité océanique au DMG.
Fig. 1.7 – Modification de la productivité océanique entre l’Holocène et le Dernier maximum glaciaire. En noir, une plus forte productivité au DMG, en gris une
productivité moindre au DMG et en blanc, indétermination ou pas de changement.
D’après Kohfeld et al., 2005.
De nombreuses méthodes sont donc utilisées pour reconstruire la productivité océanique du passé. Les plus intuitives d’entre elles impliquent la mesure
dans le sédiment des fractions de matière organique, de calcite ou de silice
biogène. Il y a, par exemple, une relation entre le contenu en matière organique des sédiments et la production primaire dans les eaux de surface. À
l’aplomb des gyres subtropicaux, la proportion de matière organique dans le
sédiment est particulièrement faible, alors qu’elle est beaucoup plus élevée
dans les zones d’upwelling. À partir de cette observation, on peut supposer
que des variations dans le temps de la productivité en surface se répercutent
sur la matière organique sédimentaire. Cette méthode est largement employée
depuis la fin des années 1970, mais difficile à appliquer dans les zones faiblement productives.
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1. Biogéochimie du système climatique...
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les sédiments marins. Ces informations, que l’on appelle « proxies », sont
particulièrement abondantes pour le Dernier Maximum glaciaire (DMG) ; elles
permettent de se faire une idée des caractéristiques de l’activité biologique à
cette époque (Fig. 1.7). Cependant, la multitude de méthodes employées, ainsi
que les problèmes inhérents à chacune d’entre elles rendent toujours difficile
l’obtention de compilations et de cartes de la productivité océanique au DMG.
Fig. 1.7 – Modification de la productivité océanique entre l’Holocène et le Dernier maximum glaciaire. En noir, une plus forte productivité au DMG, en gris une
productivité moindre au DMG et en blanc, indétermination ou pas de changement.
D’après Kohfeld et al., 2005.
De nombreuses méthodes sont donc utilisées pour reconstruire la productivité océanique du passé. Les plus intuitives d’entre elles impliquent la mesure
dans le sédiment des fractions de matière organique, de calcite ou de silice
biogène. Il y a, par exemple, une relation entre le contenu en matière organique des sédiments et la production primaire dans les eaux de surface. À
l’aplomb des gyres subtropicaux, la proportion de matière organique dans le
sédiment est particulièrement faible, alors qu’elle est beaucoup plus élevée
dans les zones d’upwelling. À partir de cette observation, on peut supposer
que des variations dans le temps de la productivité en surface se répercutent
sur la matière organique sédimentaire. Cette méthode est largement employée
depuis la fin des années 1970, mais difficile à appliquer dans les zones faiblement productives.
