“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 379 — #402
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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Fig. 10.4 – Superficie de la glace de mer arctique observée (courbe en gras, traits
pleins) et modélisée (courbe noire en traits pleins fins) obtenue en moyennant les
résultats de 13 modèles utilisés dans le quatrième rapport du GIEC. Les courbes en
pointillés correspondent aux résultats de chacun des 23 modèles utilisés (mis à jour
à partir de l’IPCC, 2007 [15]).
latitudes vers des latitudes plus élevées. La glace de mer, plus ancienne et plus
épaisse est alors poussée en dehors de l’Arctique. Dans cette région, subsiste
alors de la glace plus jeune et moins épaisse, plus encline à disparaître pendant
la saison de fonte (Rigor et Wallace, 2004 [28]). Alors que l’oscillation arctique
avait pénétré dans un mode très positif entre 1989 et 1995 ayant pour effet
de diminuer l’extension de la banquise, un mode neutre prévaut depuis le
milieu des années 1990. Ainsi, le principal moteur de la décroissance semble
être lié ces dernières années à l’accroissement de la température. Cependant,
l’épaisseur de la banquise arctique continue de décroître. À la fin du mois de
février 2009, moins de 10 % de la glace de mer datait de plus de deux ans,
alors que les valeurs historiques sont plutôt de l’ordre de 30 %. Ainsi, on peut
craindre dans les années à venir une amplification de la décroissance de la
surface occupée par la banquise si l’oscillation arctique se retrouve à nouveau
dans un mode positif.
À l’inverse, en Antarctique, les changements de superficie sont plus ténus,
avec une augmentation de 1 % par décennie entre 1979 et 2006 (Cavalieri
et Parkinson, 2008 [6]). Toutefois, de grands changements régionaux se sont
produits dans la répartition de la glace de mer antarctique : les zones des
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