“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 375 — #398
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10. Des climats du passé aux climats du futur
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cycle diurne est également observé, avec une diminution (augmentation) de
la fréquence des nuits froides (chaudes) plus marquée que celle des journées
froides (chaudes).
10.1.5.2 Extrêmes de précipitation
Les changements de fréquence et d’intensité des sécheresses ou des crues,
en réponse au réchauffement global, constituent également une préoccupation
majeure, tant nos sociétés industrialisées apparaissent de plus en plus vulnérables aux extrêmes de précipitations. Si l’étude des sécheresses est analogue
à celle des vagues de chaleur, puisqu’elles concernent des régions étendues,
l’analyse des extrêmes de précipitations intenses est plus délicate, car elle
nécessite des données à résolution spatio-temporelle plus fine.
Comme illustré par les crues record de l’été 2002 en Europe, les événements de précipitations intenses ont tendance à augmenter depuis 1950 dans
les moyennes latitudes de l’hémisphère nord. Même dans le bassin méditerranéen, où les précipitations diminuent en moyenne, les épisodes de fortes
précipitations sont plus intenses. Cette tendance à l’augmentation domine à
l’échelle globale, même si les changements sont moins significatifs que ceux
observés pour les extrêmes de température.
Paradoxalement, l’étendue des régions frappées par des épisodes de sécheresse a également tendance à augmenter, ce qui illustre le fait que le changement climatique ne se traduit pas seulement par des translations des distributions statistiques, mais aussi par des changements de variabilité. L’Afrique,
le sud de l’Eurasie et l’Amérique du Nord sont, selon le quatrième rapport
du GIEC, les régions qui ont été récemment les plus frappées par ces sécheresses, comme l’illustrent les conditions sèches ayant persisté de 1999 à 2004
sur l’ouest des États-Unis.
10.1.6 Évolution de la cryosphère
L’estimation précise de l’influence des activités humaines sur le climat
reste encore limitée, car elle dépend de manière critique de notre capacité à
discriminer le signal lié au forçage radiatif additionnel de la variabilité naturelle du climat. Toutefois, un faisceau d’éléments tangibles suggère qu’il existe
bel et bien une influence perceptible de l’homme sur le climat. En particulier,
le réchauffement global observé au cours du dernier siècle s’est accompagné
d’une remontée du niveau des mers, attribuée en grande partie à l’expansion
thermique des océans, mais aussi de changements notables survenus au sein de
l’ensemble des composantes cryosphériques du système climatique. La cryosphère représente toute l’eau sous forme solide présente sur Terre et contient
plus de 70 % du réservoir d’eau douce de la planète. Elle constitue un excellent
indicateur du changement climatique. Celle-ci inclut les calottes polaires et
les plates-formes de glace flottantes, les glaciers des montagnes, la neige, la
glace de mer (ou banquise), mais aussi l’eau des rivières et des lacs gelée en
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