“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 366 — #389
i
i
i
i
i
i
i
i
366
Paléoclimatologie
le tout début de l’ère préindustrielle, passant de 275-285 ppm entre les années 1000 et 1750, jusqu’à 385 ppm en 2008. Ainsi, l’écart avec la période
préindustrielle dépasse la valeur de 100 ppm. En 2008, les émissions globales
de CO 2 provenant des activités humaines (combustion fossile, production de
ciment, changement d’utilisation des sols), étaient supérieures de 27 % à celles
de 1999. L’accroissement annuel des émissions de CO 2 est passé de 1 % par
an dans les années 1990 à 3,4 % par an entre 2000 et 2008. Ce taux de
croissance du CO 2 atmosphérique est dix fois plus rapide que les taux les
plus élevés enregistrés dans les carottes de glace. Cette accélération s’explique
principalement par la croissance rapide des pays en développement et par
une baisse du rendement de l’utilisation de l’énergie fossile dans l’économie
mondiale.
Fig. 10.1 – Variations de la composition chimique de l’air au cours des deux derniers
millénaires. Les concentrations en gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane,
oxyde nitreux) sont déduites de l’analyse de la composition chimique des bulles d’air
piégées dans les glaces polaires et de mesures directes disponibles depuis 1950. Les
concentrations sont données en ppm (CO2) ou en ppb (CH4, N2O) et indiquent le
nombre de molécules du gaz à effet de serre par million (ppm) ou par milliard (ppb)
de molécules d’air (source : IPCC, 2007 [15]).
Le méthane atmosphérique est le second GES. Son « efficacité radiative »
est environ 38 fois supérieure à celle du CO 2 , mais il est présent dans l’atmosphère en quantité moins importante. Les enregistrements des calottes polaires
révèlent que les teneurs en méthane dans l’atmosphère ont aussi varié d’environ 350 ppb (pendant les périodes glaciaires) à 700 ppb (pendant les périodes
Précédent

- 389/450

Suivant