“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 359 — #382
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9. Holocène et perturbation anthropique : introduction
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se cantonne pas à superposer des courbes de démographie, d’émissions de gaz
à effet de serre et de température, et de remarquer leur croissance commune.
La difficulté pour évaluer ce rôle est qu’il n’y a pas de Terre de « contrôle »,
sur laquelle on pourrait connaître le climat sans l’activité humaine.
Pour attribuer le changement climatique à un facteur (quel qu’il soit), il
est nécessaire d’évaluer le rôle de tous les facteurs possibles, et de montrer que
les caractéristiques du changement ne sont compatibles qu’avec un seul facteur. Cette tâche est généralement accomplie par les chercheurs en effectuant
des simulations avec leurs modèles de climat, en prenant en compte tous les
facteurs physiques moins un d’entre eux, puis en comparant les simulations
obtenues aux observations. On cherche alors le (ou les) facteur(s) les plus
cruciaux qui permettent aux simulations de ressembler aux observations. La
difficulté de cette évaluation est la définition des critères statistiques pour les
comparaisons et l’obtention des intervalles de confiance nécessaires.
Progresser dans cette voie nécessite d’améliorer les modèles pour pouvoir prendre en compte les nombreuses interactions intervenant dans le système climatique, ce qui demande de considérer non seulement les interactions
physiques faisant intervenir les cycles de l’énergie et de l’eau, mais aussi les
interactions entre le climat et les cycles biogéochimiques. En particulier, l’utilisation des sols, la déforestation, les différents types d’aérosols (naturels et
anthropiques) sont en général négligés dans les simulations climatiques. L’articulation entre la météorologie et les changements climatiques moyens passe
aussi par une amélioration de la résolution de modèles utilisées, qui va de pair
avec une meilleure représentation des processus de petite échelle. L’ensemble
de ces éléments combinés à des données à hautes résolution permettront de
mieux appréhender les risques de profondes modifications de notre environnement associés au réchauffement climatique en cours.
Références bibliographiques
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[4] Braconnot, P. et al. (2007a), « Results of PMIP2 Coupled Simulations of
the Mid-Holocene and Last Glacial Maximum - Part 1: Experiments and
Large-Scale Features », Climate of the Past, 3(2), pp. 261-277.
[5] Braconnot, P. et al. (2007b), « Results of PMIP2 Coupled Simulations of
the Mid-Holocene and Last Glacial Maximum - Part 2: Feedbacks with
Emphasis on the Location of the ITCZ and Mid- and High Latitudes
heat Budget », Climate of the Past, 3(2), pp. 279-296.
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