“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 12 — #35
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Paléoclimatologie
Fig. 1.4 – Évolution comparée des isotopes de l’eau (marqueur des températures, en
haut) du CO2 (au milieu) et du CH4 (en bas) au cours des derniers 800 ka, à partir
du forage EPICA/dôme C (et de Vostok pour une partie du signal CO2). Adapté
de Lüthi et al., 2008 et Loulergue et al., 2008. Les étoiles à gauche du graphique
indiquent les niveaux actuels de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère.
L’évolution du CO 2 révèle par ailleurs une tendance à très long terme, de
plus faible amplitude que les variations glaciaires-interglaciaires et qui semble
indépendante de la température. Cette modulation sur plusieurs centaines de
milliers d’années pourrait refléter la signature de mécanismes lents du cycle du
carbone, comme l’intensité plus ou moins importante de l’érosion continentale
et/ou une réorganisation du réservoir océanique de carbone.
Du côté du méthane, la caractéristique surimposée aux cycles climatiques
concerne une variabilité à l’échelle millénaire, apparente durant chacune des
huit glaciations couvertes par l’enregistrement EPICA. Pas moins de 73 événements rapides ont ainsi été répertoriés, associés à une dynamique climatique
de type Dansgaard/Oeschger telle que décrite par les enregistrements marins
et glaciologiques durant la dernière glaciation. Leur occurrence (amplitude,
fréquence) ne semble pas reliée à l’importance du volume de glace en domaine
continental, bien qu’aucun événement rapide (outre la diminution du méthane
concomitante au refroidissement à −8,2 ka) ne soit observé dans le signal CH 4
durant les interglaciaires.
Pour les deux gaz, l’analyse spectrale de leur enregistrement met en évidence les trois périodicités orbitales de 100, 41 et 19–23 ka, avec en relatif une
plus forte contribution de l’obliquité à 41 ka dans le signal CO 2 , tandis que le
méthane possède une empreinte plus forte de la précession à 19–23 ka. La relation de phase entre les augmentations de température au site de Concordia
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Paléoclimatologie
Fig. 1.4 – Évolution comparée des isotopes de l’eau (marqueur des températures, en
haut) du CO2 (au milieu) et du CH4 (en bas) au cours des derniers 800 ka, à partir
du forage EPICA/dôme C (et de Vostok pour une partie du signal CO2). Adapté
de Lüthi et al., 2008 et Loulergue et al., 2008. Les étoiles à gauche du graphique
indiquent les niveaux actuels de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère.
L’évolution du CO 2 révèle par ailleurs une tendance à très long terme, de
plus faible amplitude que les variations glaciaires-interglaciaires et qui semble
indépendante de la température. Cette modulation sur plusieurs centaines de
milliers d’années pourrait refléter la signature de mécanismes lents du cycle du
carbone, comme l’intensité plus ou moins importante de l’érosion continentale
et/ou une réorganisation du réservoir océanique de carbone.
Du côté du méthane, la caractéristique surimposée aux cycles climatiques
concerne une variabilité à l’échelle millénaire, apparente durant chacune des
huit glaciations couvertes par l’enregistrement EPICA. Pas moins de 73 événements rapides ont ainsi été répertoriés, associés à une dynamique climatique
de type Dansgaard/Oeschger telle que décrite par les enregistrements marins
et glaciologiques durant la dernière glaciation. Leur occurrence (amplitude,
fréquence) ne semble pas reliée à l’importance du volume de glace en domaine
continental, bien qu’aucun événement rapide (outre la diminution du méthane
concomitante au refroidissement à −8,2 ka) ne soit observé dans le signal CH 4
durant les interglaciaires.
Pour les deux gaz, l’analyse spectrale de leur enregistrement met en évidence les trois périodicités orbitales de 100, 41 et 19–23 ka, avec en relatif une
plus forte contribution de l’obliquité à 41 ka dans le signal CO 2 , tandis que le
méthane possède une empreinte plus forte de la précession à 19–23 ka. La relation de phase entre les augmentations de température au site de Concordia
