“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 10 — #33
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Paléoclimatologie
Le tableau 1.1 résume les principaux types d’aérosols présents dans notre
atmosphère et montre quelles espèces chimiques mesurables dans la glace
peuvent permettre de les étudier dans le passé. Les aérosols y sont classés
en fonction de leur caractère primaire ou secondaire, l’aérosol primaire étant
constitué de particules émises directement dans l’atmosphère, tandis que l’aérosol secondaire est formé à partir d’un précurseur gazeux, comme par exemple
le sulfate à partir de l’oxydation du SO 2 . La notion de d’origine primaire ou
secondaire pour l’aérosol est importante pour son impact climatique. L’aérosol
secondaire est un aérosol de petite taille (effet direct). Souvent produit par
une oxydation, il contient des fonctions polaires le rendant assez hygroscopique (effet indirect). Il apparaît possible d’étudier dans la glace la plupart
des fractions de l’aérosol inorganique, ce qui n’est pas encore le cas pour
les fractions organiques. En effet, le sodium pour l’aérosol marin, le calcium
et/ou aluminium pour l’aérosol désertique représentent de bons proxies des
aérosols inorganiques primaires. La mesure du sulfate renseigne sur l’aérosol
inorganique secondaire, mais sans pouvoir départager ses trois composantes,
deux naturelles (volcans et biosphère marine) et une anthropique (pollution
en SO 2 ). En effet, le sulfate se forme par oxydation du SO 2 émis par les volcans et les activités humaines, mais est aussi formé lors de l’oxydation du
sulfure de diméthyle (DMS) émis par le phytoplancton marin. Par contre, la
mesure de l’acide méthane sulfonique (MSA), espèce formée uniquement lors
de l’oxydation du DMS, doit permettre de distinguer le sulfate biogénique des
sulfate volcanique et anthropique. Le tableau 1.1 montre que le manque de documentation de l’aérosol organique dans la glace concerne particulièrement les
fractions secondaires qui dominent les fractions primaires dans l’atmosphère
actuelle. Les émissions primaires biogéniques (débris végétaux) peuvent être
appréhendées par des mesures de cellulose dans la glace [Legrand et al., 2007].
Tab. 1.1 – Liste des espèces mesurables dans la glace permettant l’étude des différentes fractions de l’aérosol atmosphérique.
Type
Traceurs dans la glace
Primaire
Aérosol désertique
Al, Ca
2+
Sel de mer
Na
+
Débris végétaux
Cellulose
Secondaire
Sulfate biogénique
SO
2−
4 , MSA
Sulfate volcanique
SO
2−
4
Carbone organique
?
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Paléoclimatologie
Le tableau 1.1 résume les principaux types d’aérosols présents dans notre
atmosphère et montre quelles espèces chimiques mesurables dans la glace
peuvent permettre de les étudier dans le passé. Les aérosols y sont classés
en fonction de leur caractère primaire ou secondaire, l’aérosol primaire étant
constitué de particules émises directement dans l’atmosphère, tandis que l’aérosol secondaire est formé à partir d’un précurseur gazeux, comme par exemple
le sulfate à partir de l’oxydation du SO 2 . La notion de d’origine primaire ou
secondaire pour l’aérosol est importante pour son impact climatique. L’aérosol
secondaire est un aérosol de petite taille (effet direct). Souvent produit par
une oxydation, il contient des fonctions polaires le rendant assez hygroscopique (effet indirect). Il apparaît possible d’étudier dans la glace la plupart
des fractions de l’aérosol inorganique, ce qui n’est pas encore le cas pour
les fractions organiques. En effet, le sodium pour l’aérosol marin, le calcium
et/ou aluminium pour l’aérosol désertique représentent de bons proxies des
aérosols inorganiques primaires. La mesure du sulfate renseigne sur l’aérosol
inorganique secondaire, mais sans pouvoir départager ses trois composantes,
deux naturelles (volcans et biosphère marine) et une anthropique (pollution
en SO 2 ). En effet, le sulfate se forme par oxydation du SO 2 émis par les volcans et les activités humaines, mais est aussi formé lors de l’oxydation du
sulfure de diméthyle (DMS) émis par le phytoplancton marin. Par contre, la
mesure de l’acide méthane sulfonique (MSA), espèce formée uniquement lors
de l’oxydation du DMS, doit permettre de distinguer le sulfate biogénique des
sulfate volcanique et anthropique. Le tableau 1.1 montre que le manque de documentation de l’aérosol organique dans la glace concerne particulièrement les
fractions secondaires qui dominent les fractions primaires dans l’atmosphère
actuelle. Les émissions primaires biogéniques (débris végétaux) peuvent être
appréhendées par des mesures de cellulose dans la glace [Legrand et al., 2007].
Tab. 1.1 – Liste des espèces mesurables dans la glace permettant l’étude des différentes fractions de l’aérosol atmosphérique.
Type
Traceurs dans la glace
Primaire
Aérosol désertique
Al, Ca
2+
Sel de mer
Na
+
Débris végétaux
Cellulose
Secondaire
Sulfate biogénique
SO
2−
4 , MSA
Sulfate volcanique
SO
2−
4
Carbone organique
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