“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 197 — #220
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5. Le climat au Précambrien
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0.0 0.5 1.0 1.5 1.8
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2.4
2.6
2.8
δ 56
Fe(‰)
Age (milliards d'années)
GEO
Pyrite diagénétique
Fig. 5.6 – Le δ
56 Fe des sédiments précambriens.
glaciation huronienne était probablement équivalente aux glaciations « standards » du Quaternaire.
5.3.3 Le Protérozoïque
Après les glaciations huroniennes, la surface de la Terre semble soumise à
un climat chaud persistant sur la quasi totalité du Protérozoïque, soit pendant
environ 1 milliard d’années. À ce jour, aucune trace de glaciation n’a été
découverte dans l’intervalle 2 à 0,8 Ga. La mesure du δ
13 C sur des acrytarches
(microfossiles vestiges des kystes d’organismes eucaryotes photosynthétiques)
permet une estimation grossière du niveau de CO 2 atmosphérique. En effet,
la différence entre ces rapports et le rapport moyen de carbonates océaniques
(proche de 0 %%) définit, moyennant quelques hypothèses, le fractionnement
isotopique se produisant lors des réactions du cycle de Calvin intervenant
dans la photosynthèse. Ce fractionnement est fonction, entre autres, de la
pression de CO 2 dans les eaux et peut donc être relié à la pression de CO 2
atmosphérique. Il y a 1,4 Ga, le niveau de CO 2 était de l’ordre de 10 à 200 fois
le niveau préindustriel, soit 2 800 à 56 000 cm
3 de CO 2 par m
3 d’air (Kaufman
et Xiao, 2003 [17]).
Le niveau de méthane protérozoïque est incertain. Le niveau d’oxygène
(Fig. 5.7) devait avoisiner 5 % à 18 % de son niveau actuel, estimation basée
sur la faible concentration en sulfate des carbonates marins protérozoïques
(Pavlov et al., 2003 [24]). Comme ces sulfates sont produits par l’oxydation des
sulfures, leur faible abondance traduit une faible pression partielle d’oxygène.
À partir de ces valeurs, Pavlov et al. (2003) [24] ont calculé une pression de
méthane de l’ordre de 100 à 300 ppmv, en supposant une production de CH 4
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