“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 189 — #212
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5. Le climat au Précambrien
189
δ 18 O
δ 30 S i
20
0
0
1
2
3
4
40
60
80
100
Température des océans (°C)
Age (milliards d'années)
Précambrien
Phanérozoïque
Archéen
Protérozoïque
Fig. 5.2 – Température de l’océan reconstruite à partir du δ
30 Si et du δ
18 O des
cherts précambriens.
les données isotopiques permettant d’estimer la température des enveloppes
fluides de la Terre.
Le temps de résidence du contenu exosphérique en carbone (c’est-à-dire
tout le carbone contenu dans l’océan, la biosphère et l’atmosphère) est de
l’ordre de 200 000 ans, très bref au regard des processus géologiques que sont
l’enfouissement de carbone sédimentaire et l’altération continentale (François
and Goddéris, 1998 [7]). Cette valeur donne une indication du temps moyen
passé par un atome de carbone qui entre dans le système océan-atmosphère
par dégazage volcanique par exemple, avant d’en sortir via les dépôts sédimentaires. Ce temps de réponse est très court à l’échelle géologique. Si l’histoire
de la Terre était condensée en une journée, le contenu complet en carbone de
l’océan et l’atmosphère serait recyclé environ toutes les 3 secondes. Ce temps
de réponse très court est évidemment lié à la petite taille du réservoir exosphérique de carbone (3 × 10
18 moles) et aux flux d’échanges de matière (de l’ordre
de 10
12 à 10
13 moles de carbone par an) entre ce réservoir et les réservoirs
géologiques. Les implications de ce court temps de résidence sont importantes
en terme climatique. Tout déséquilibre entre les flux d’entrées de carbone (par
exemple, le dégazage de la Terre solide) et les flux de sorties (la consommation de CO 2 par l’altération des silicates, par exemple) qui se prolongerait sur
quelques millions d’années (échelle courte au regard de l’histoire de la Terre)
provoquerait des fluctuations gigantesques (plusieurs ordres de grandeur) du
contenu atmosphérique en gaz carbonique, avec des conséquences dramatiques
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5. Le climat au Précambrien
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Température des océans (°C)
Age (milliards d'années)
Précambrien
Phanérozoïque
Archéen
Protérozoïque
Fig. 5.2 – Température de l’océan reconstruite à partir du δ
30 Si et du δ
18 O des
cherts précambriens.
les données isotopiques permettant d’estimer la température des enveloppes
fluides de la Terre.
Le temps de résidence du contenu exosphérique en carbone (c’est-à-dire
tout le carbone contenu dans l’océan, la biosphère et l’atmosphère) est de
l’ordre de 200 000 ans, très bref au regard des processus géologiques que sont
l’enfouissement de carbone sédimentaire et l’altération continentale (François
and Goddéris, 1998 [7]). Cette valeur donne une indication du temps moyen
passé par un atome de carbone qui entre dans le système océan-atmosphère
par dégazage volcanique par exemple, avant d’en sortir via les dépôts sédimentaires. Ce temps de réponse est très court à l’échelle géologique. Si l’histoire
de la Terre était condensée en une journée, le contenu complet en carbone de
l’océan et l’atmosphère serait recyclé environ toutes les 3 secondes. Ce temps
de réponse très court est évidemment lié à la petite taille du réservoir exosphérique de carbone (3 × 10
18 moles) et aux flux d’échanges de matière (de l’ordre
de 10
12 à 10
13 moles de carbone par an) entre ce réservoir et les réservoirs
géologiques. Les implications de ce court temps de résidence sont importantes
en terme climatique. Tout déséquilibre entre les flux d’entrées de carbone (par
exemple, le dégazage de la Terre solide) et les flux de sorties (la consommation de CO 2 par l’altération des silicates, par exemple) qui se prolongerait sur
quelques millions d’années (échelle courte au regard de l’histoire de la Terre)
provoquerait des fluctuations gigantesques (plusieurs ordres de grandeur) du
contenu atmosphérique en gaz carbonique, avec des conséquences dramatiques
