“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 163 — #186
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4. La modélisation en paléoclimatologie
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simulé par les modèles au nord de la zone considérée, sur la calotte finnoscandinave ou sur la banquise au large de la Scandinavie. Ce refroidissement
diminue vers le sud, où il avoisine 3
◦ C. Même si les modèles sont forcés par
les mêmes conditions aux limites, les climats obtenus diffèrent d’un modèle à
l’autre. Par exemple, le refroidissement simulé au-dessus de la calotte glaciaire
est compris entre 12 et 18
◦ C pour le modèle ECBILTCLIO, alors qu’il est
supérieur à 30
◦ C dans le modèle HadCM3M2. Autour de la Méditerranée, le
modèle CCSM3 ne simule quasiment aucun changement de température du
mois le plus froid, alors que le modèle ECHAM5.3-MPIOM-127-LPJ simule
un abaissement de cette température compris entre 3 et 6
◦ C.
Ceci montre combien des modèles ajustés sur le climat actuel peuvent
diverger dans leur représentation de climats différents de l’actuel. Cette divergence se retrouve pour les prévisions climatiques futures, mais seuls les
simulations paléoclimatiques permettent une comparaison des simulations de
climats différents de l’actuel avec des données.
4.4.3.3 Comparaison aux reconstructions paléoclimatiques
Sur la figure 4.3, les reconstructions de la température du mois le plus
froid de Wu et al. (2007) sont indiquées par des losanges pour lesquels le code
de couleur est le même que pour les résultats des modèles. On remarque que
pour l’Europe de l’Ouest et pour tous les modèles, les températures simulées
apparaissent plus chaudes que les températures reconstruites. Il faut cependant pouvoir à la fois tenir compte de la dispersion des résultats des modèles,
ce qui est fait en quelque sorte sur la figure 4.3 puisque les résultats de tous
les modèles sont donnés, mais aussi de l’incertitude des reconstructions, que
l’on ne peut montrer sur de telles cartes. La figure 4.4 permet d’effectuer une
comparaison entre les mêmes résultats de modèles et reconstructions, sous un
autre angle. On choisit de montrer les moyennes en longitude des températures pour le secteur de l’Europe de l’Ouest (10
◦ O−15
◦ E) et celui de l’Europe
centrale (15−50
◦ E) et les reconstructions, avec leur incertitude. On voit cette
fois-ci que les températures simulées par les modèles sont compatibles avec
les reconstructions, si l’on tient compte de l’incertitude caractérisant ces dernières, même pour l’Europe de l’Ouest.
Ramstein et al. (2007) font l’historique des efforts effectués ces dix dernières années pour aboutir à une comparaison favorable entre reconstructions
et simulations pour la température hivernale au Dernier Maximum glaciaire.
Les simulations du projet PMIP1, utilisant des modèles d’atmosphère seule
forcés par les conditions de surface océanique CLIMAP (1981) aboutissaient
à des températures hivernales beaucoup trop chaudes par rapport aux reconstructions polliniques initiales de Peyron et al. (1998). C’est en travaillant à
la fois sur les conditions aux limites (extension des calottes glaciaires), sur
les modèles (passage au modèles couplés atmosphère-océan) et sur les reconstructions (nouvelles reconstructions de Wu et al. (2007), basées sur les mêmes
enregistrements polliniques que Peyron et al. (1998), mais prenant en compte
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