“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 136 — #159
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Paléoclimatologie
continents régulent fortement le puits de carbone à travers l’altération chimique des silicates. En effet, nous avons vu que le visage de la Terre s’était
profondément transformé au fil du temps. D’une Terre constituée uniquement
d’une croûte océanique, on est passé à l’édification des premiers noyaux de
croûte continentale au cours de l’Archéen, puis à leur croissance par une production épisodique de croûte continentale, principalement au Précambrien. La
paléogéographie de cette époque est pour le moins incertaine, compte tenu du
faible nombre de données paléomagnétiques disponibles, mais il semble que
les premiers regroupements de continents en supercontinents (suivis d’une
période de fragmentation) datent de cette époque. Ce n’est qu’à partir de
la fin du Précambrien, que nous disposons de reconstructions paléogéographiques globales. Néanmoins, il n’existe pas de solutions uniques et définitives
pour les reconstructions paléogéographiques pour une grande partie du Paléozoïque. Des incertitudes subsistent sur l’agencement de certains continents
et les dimensions des océans. Les reconstructions paléogéographiques gagnent
en fiabilité à la fin du Paléozoïque. Les données de la cinématique des océans
permettent de contraindre les positions relatives de certains continents par
rapport à d’autres. Mais ceci ne concerne que la position des continents. Au
gré de leur valse, la fragmentation des supercontinents et les collisions entre
blocs causent une déformation intense des bordures continentales. L’ampleur
de ces déformations en termes de paléoaltitudes des reliefs est très difficile à
établir. Le développement de nouveaux outils isotopiques doit permettre de
quantifier de manière plus fiable les altitudes anciennes produites, au moins,
par les orogenèses récentes.
Dans un système où enveloppe solide et enveloppe fluide sont étroitement
couplées, comprendre l’évolution des climats de la Terre à l’échelle des temps
géologiques implique de connaître son histoire paléogéographique.
Références bibliographiques
Besse, J. et Courtillot, V. (1991), « Revised and Synthetic Apparent Polar
Wander Path of the African, Eurasian, North American and India Plates,
and True Polar Wander since 200 Ma ». J. Geophy. Res., 95, pp. 4 0294 050.
Bleeker, W. (2003), « The Late Archean Record: a Puzzle in ca. 35 Pieces »,
Lithos, 71, pp. 99-134.
Cane, M. A. et Molnar, P. (2001), « Closing of the Indonesian Seaway as a
Precursor to East African Aridification around 3-4 Million Years Ago ».
Nature, 411, pp. 157-162.
Cawood, P. A. et Buchan, C. (2007), « Linking Accretionary Orogenesis with
Supercontinent Assembly », Earth-Science Reviews, 3-4, pp. 217-256.
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Paléoclimatologie
continents régulent fortement le puits de carbone à travers l’altération chimique des silicates. En effet, nous avons vu que le visage de la Terre s’était
profondément transformé au fil du temps. D’une Terre constituée uniquement
d’une croûte océanique, on est passé à l’édification des premiers noyaux de
croûte continentale au cours de l’Archéen, puis à leur croissance par une production épisodique de croûte continentale, principalement au Précambrien. La
paléogéographie de cette époque est pour le moins incertaine, compte tenu du
faible nombre de données paléomagnétiques disponibles, mais il semble que
les premiers regroupements de continents en supercontinents (suivis d’une
période de fragmentation) datent de cette époque. Ce n’est qu’à partir de
la fin du Précambrien, que nous disposons de reconstructions paléogéographiques globales. Néanmoins, il n’existe pas de solutions uniques et définitives
pour les reconstructions paléogéographiques pour une grande partie du Paléozoïque. Des incertitudes subsistent sur l’agencement de certains continents
et les dimensions des océans. Les reconstructions paléogéographiques gagnent
en fiabilité à la fin du Paléozoïque. Les données de la cinématique des océans
permettent de contraindre les positions relatives de certains continents par
rapport à d’autres. Mais ceci ne concerne que la position des continents. Au
gré de leur valse, la fragmentation des supercontinents et les collisions entre
blocs causent une déformation intense des bordures continentales. L’ampleur
de ces déformations en termes de paléoaltitudes des reliefs est très difficile à
établir. Le développement de nouveaux outils isotopiques doit permettre de
quantifier de manière plus fiable les altitudes anciennes produites, au moins,
par les orogenèses récentes.
Dans un système où enveloppe solide et enveloppe fluide sont étroitement
couplées, comprendre l’évolution des climats de la Terre à l’échelle des temps
géologiques implique de connaître son histoire paléogéographique.
Références bibliographiques
Besse, J. et Courtillot, V. (1991), « Revised and Synthetic Apparent Polar
Wander Path of the African, Eurasian, North American and India Plates,
and True Polar Wander since 200 Ma ». J. Geophy. Res., 95, pp. 4 0294 050.
Bleeker, W. (2003), « The Late Archean Record: a Puzzle in ca. 35 Pieces »,
Lithos, 71, pp. 99-134.
Cane, M. A. et Molnar, P. (2001), « Closing of the Indonesian Seaway as a
Precursor to East African Aridification around 3-4 Million Years Ago ».
Nature, 411, pp. 157-162.
Cawood, P. A. et Buchan, C. (2007), « Linking Accretionary Orogenesis with
Supercontinent Assembly », Earth-Science Reviews, 3-4, pp. 217-256.
