“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 119 — #142
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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peuvent évoluer. Pour illustrer ce mécanisme, nous allons prendre l’exemple
de l’ouverture de l’océan Atlantique Sud. Avant le Crétacé (∼135 Ma), Amérique du Sud et Afrique ne forment qu’un continent unique. Les indicateurs
paléoclimatiques indiquent la présence d’un climat chaud et sec sur le sud
de l’Afrique et de l’Amérique du Sud (en dehors de certaines zones côtières).
L’ouverture de l’océan Atlantique Sud scinde ce continent en deux et favorise
le développement d’un anticyclone au-dessus du jeune océan (Fluteau et al.,
2006). Le sud-ouest de l’Afrique reste épargné par les masses d’air humides
venues de l’océan, et un climat chaud et sec se développe (il perdure encore
aujourd’hui). À l’opposé, les données et les modèles montrent que l’ouverture
de l’Atlantique Sud permet le développement d’un climat tempéré chaud et
humide sur le sud-est de l’Amérique du Sud.
La configuration des continents joue également un rôle important. Au
Permien supérieur (∼260 Ma), des surfaces continentales importantes sont
situées dans les zones subtropicales, sous la subsidence de la cellule d’Hadley. Les indicateurs paléoclimatiques suggèrent qu’un climat chaud et sec se
développe sur une large partie du Gondwana (hémisphère sud) située entre
l’étroite bande équatoriale pluvieuse et l’étroite bande tempérée des moyennes
latitudes (Fig. 3.10). Ce type de configuration limite très fortement les effets des océans aux zones côtières. Une forte saisonnalité s’installe dans les
moyennes et hautes latitudes dans l’hémisphère sud (Gondwana) en raison
de la faible capacité thermique des continents, uniquement atténuée par la
présence de vastes lacs, vestiges de la glaciation permo-carbonifère (Fluteau
et al., 2001). Les températures estivales simulées dépassent 15
◦ C dans les
hautes latitudes du Gondwana. En hiver, c’est au contraire une zone de haute
pression située à hautes latitudes qui s’étend jusqu’aux moyennes latitudes.
Le froid des hautes latitudes envahit une large partie sud du Gondwana. Une
glaciation majeure de l’histoire climatique se déroule au cours du Carbonifère
supérieur, au Permien inférieur (∼300 Ma). Les changements paléographiques
entre 300 Ma et 250 Ma se traduisent par un faible mouvement de rotation de
la Pangée qui translate l’est du Gondwana vers les zones subtropicales. Les simulations réalisées indiquent que cette configuration favorise un été plus frais
sur le sud du Gondwana, mais pas suffisamment froid pour un maintien de la
glace en dehors de quelques reliefs élevés. D’autres mécanismes, comme une
baisse de la pression partielle en CO 2 atmosphérique (pCO 2 ), sont nécessaires
pour expliquer cette période glaciaire. La colonisation des terres émergées par
les plantes au cours du Dévonien pourrait accroître l’intensité de l’altération
chimique des silicates et réduire la pCO 2 . La baisse de la pCO 2 est limitée par
des mécanismes régulateurs comme la baisse de la température.
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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peuvent évoluer. Pour illustrer ce mécanisme, nous allons prendre l’exemple
de l’ouverture de l’océan Atlantique Sud. Avant le Crétacé (∼135 Ma), Amérique du Sud et Afrique ne forment qu’un continent unique. Les indicateurs
paléoclimatiques indiquent la présence d’un climat chaud et sec sur le sud
de l’Afrique et de l’Amérique du Sud (en dehors de certaines zones côtières).
L’ouverture de l’océan Atlantique Sud scinde ce continent en deux et favorise
le développement d’un anticyclone au-dessus du jeune océan (Fluteau et al.,
2006). Le sud-ouest de l’Afrique reste épargné par les masses d’air humides
venues de l’océan, et un climat chaud et sec se développe (il perdure encore
aujourd’hui). À l’opposé, les données et les modèles montrent que l’ouverture
de l’Atlantique Sud permet le développement d’un climat tempéré chaud et
humide sur le sud-est de l’Amérique du Sud.
La configuration des continents joue également un rôle important. Au
Permien supérieur (∼260 Ma), des surfaces continentales importantes sont
situées dans les zones subtropicales, sous la subsidence de la cellule d’Hadley. Les indicateurs paléoclimatiques suggèrent qu’un climat chaud et sec se
développe sur une large partie du Gondwana (hémisphère sud) située entre
l’étroite bande équatoriale pluvieuse et l’étroite bande tempérée des moyennes
latitudes (Fig. 3.10). Ce type de configuration limite très fortement les effets des océans aux zones côtières. Une forte saisonnalité s’installe dans les
moyennes et hautes latitudes dans l’hémisphère sud (Gondwana) en raison
de la faible capacité thermique des continents, uniquement atténuée par la
présence de vastes lacs, vestiges de la glaciation permo-carbonifère (Fluteau
et al., 2001). Les températures estivales simulées dépassent 15
◦ C dans les
hautes latitudes du Gondwana. En hiver, c’est au contraire une zone de haute
pression située à hautes latitudes qui s’étend jusqu’aux moyennes latitudes.
Le froid des hautes latitudes envahit une large partie sud du Gondwana. Une
glaciation majeure de l’histoire climatique se déroule au cours du Carbonifère
supérieur, au Permien inférieur (∼300 Ma). Les changements paléographiques
entre 300 Ma et 250 Ma se traduisent par un faible mouvement de rotation de
la Pangée qui translate l’est du Gondwana vers les zones subtropicales. Les simulations réalisées indiquent que cette configuration favorise un été plus frais
sur le sud du Gondwana, mais pas suffisamment froid pour un maintien de la
glace en dehors de quelques reliefs élevés. D’autres mécanismes, comme une
baisse de la pression partielle en CO 2 atmosphérique (pCO 2 ), sont nécessaires
pour expliquer cette période glaciaire. La colonisation des terres émergées par
les plantes au cours du Dévonien pourrait accroître l’intensité de l’altération
chimique des silicates et réduire la pCO 2 . La baisse de la pCO 2 est limitée par
des mécanismes régulateurs comme la baisse de la température.
