“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 114 — #137
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Paléoclimatologie
Après avoir dérivé vers le nord, le supercontinent Rodinia se disloque vers
780−750 Ma. La dispersion des continents se traduit par l’ouverture de bassins océaniques orientés approximativement nord-sud. Du fait de la symétrie
sphérique du champ magnétique dipolaire géocentré, la largeur de ces bassins
océaniques est mal contrainte. À la fin du Néoprotérozoïque, vers 600 Ma, un
nouveau supercontinent, Panotia, pourrait se former. Constitué du continent
Laurentie et de l’assemblage des blocs Amazonie et Rio de Plata, ce supercontinent, à l’existence éphémère, pourrait n’exister qu’en raison des incertitudes
qui entachent l’âge de la séparation des cratons Laurentie et Amazonie et l’âge
de l’assemblage des cratons Amazonie et Rio de Plata dans le futur continent
Gondwana. C’est pourquoi l’option du supercontinent Panotia n’a pas été
retenue dans les reconstructions présentées dans cet ouvrage.
La période allant de la fin du Précambrien au début du Paléozoïque est
marquée par l’assemblage progressif du continent Gondwana à partir d’une
mosaïque de blocs séparés par des océans. Ces océans se résorbent par subduction, les blocs entrent en collision, ce qui occasionne des orogénèses. Les
reliefs ont disparu depuis longtemps, mais les continents actuels en portent
encore les stigmates sous forme d’une ceinture métamorphique de haute pression, de magmatisme et/ou de déformations. Ces événements ont été datés par
des méthodes isotopiques. Nous allons en faire le tour rapidement mais une
discussion plus complète a récemment été proposée par Cawood et Buchan
(2007).
Le craton Nubie (NUB) et plusieurs micro-blocs s’assemblent entre 750 Ma
et 600 Ma. Cet événement se traduit par une première phase de l’orogenèse
est-africaine datée entre 750 Ma et 600 Ma selon les sites d’étude. Un peu plus
à l’est, la convergence des cratons Congo-Sao Francisco (CG-SF) et Amazonie (AMZ) entraîne la fermeture de l’océan Adamaster, puis leur collision
vers 650 Ma cause l’orogenèse brésilienne. Cet assemblage de cratons constitue une partie du futur continent Gondwana. À la fin du Précambrien, autour
de 550 Ma, la Laurentie et l’Amazonie se séparent, marquant l’ouverture de
l’océan Iapétus, tandis que les cratons Australie, Est Antarctique, Ouest Antarctique et Inde s’assemblent pour former l’autre partie du futur continent
Gondwana. Cet événement se traduit par les orogenèses Kuunga et Pinjarra.
L’océan séparant les cratons Kalahari et Congo-Sao Francisco se résorbe, et les
blocs entre en collision peu après 520 Ma, c’est l’orogénèse Damara/Zambèze.
Cet événement est approximativement synchrone de l’assemblage final du
continent Gondwana, daté autour de 530 Ma. Cette ultime étape dans la
construction du continent Gondwana induit une nouvelle phase orogénique en
Afrique de l’Est et australe (qui se superpose à celle plus ancienne, datée à
600 Ma). Étape finale de la construction du Gondwana, la marge passive qui
bordait la partie ouest de ce continent devient une marge active (la croûte
océanique est subductée sous le continent Gondwana) sur près de 18 000 km,
comme en attestent les âges de l’activité magmatique compris entre 550 et
500 Ma. Cette marge active est associée à l’orogenèse Ross-Delamerian en
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Paléoclimatologie
Après avoir dérivé vers le nord, le supercontinent Rodinia se disloque vers
780−750 Ma. La dispersion des continents se traduit par l’ouverture de bassins océaniques orientés approximativement nord-sud. Du fait de la symétrie
sphérique du champ magnétique dipolaire géocentré, la largeur de ces bassins
océaniques est mal contrainte. À la fin du Néoprotérozoïque, vers 600 Ma, un
nouveau supercontinent, Panotia, pourrait se former. Constitué du continent
Laurentie et de l’assemblage des blocs Amazonie et Rio de Plata, ce supercontinent, à l’existence éphémère, pourrait n’exister qu’en raison des incertitudes
qui entachent l’âge de la séparation des cratons Laurentie et Amazonie et l’âge
de l’assemblage des cratons Amazonie et Rio de Plata dans le futur continent
Gondwana. C’est pourquoi l’option du supercontinent Panotia n’a pas été
retenue dans les reconstructions présentées dans cet ouvrage.
La période allant de la fin du Précambrien au début du Paléozoïque est
marquée par l’assemblage progressif du continent Gondwana à partir d’une
mosaïque de blocs séparés par des océans. Ces océans se résorbent par subduction, les blocs entrent en collision, ce qui occasionne des orogénèses. Les
reliefs ont disparu depuis longtemps, mais les continents actuels en portent
encore les stigmates sous forme d’une ceinture métamorphique de haute pression, de magmatisme et/ou de déformations. Ces événements ont été datés par
des méthodes isotopiques. Nous allons en faire le tour rapidement mais une
discussion plus complète a récemment été proposée par Cawood et Buchan
(2007).
Le craton Nubie (NUB) et plusieurs micro-blocs s’assemblent entre 750 Ma
et 600 Ma. Cet événement se traduit par une première phase de l’orogenèse
est-africaine datée entre 750 Ma et 600 Ma selon les sites d’étude. Un peu plus
à l’est, la convergence des cratons Congo-Sao Francisco (CG-SF) et Amazonie (AMZ) entraîne la fermeture de l’océan Adamaster, puis leur collision
vers 650 Ma cause l’orogenèse brésilienne. Cet assemblage de cratons constitue une partie du futur continent Gondwana. À la fin du Précambrien, autour
de 550 Ma, la Laurentie et l’Amazonie se séparent, marquant l’ouverture de
l’océan Iapétus, tandis que les cratons Australie, Est Antarctique, Ouest Antarctique et Inde s’assemblent pour former l’autre partie du futur continent
Gondwana. Cet événement se traduit par les orogenèses Kuunga et Pinjarra.
L’océan séparant les cratons Kalahari et Congo-Sao Francisco se résorbe, et les
blocs entre en collision peu après 520 Ma, c’est l’orogénèse Damara/Zambèze.
Cet événement est approximativement synchrone de l’assemblage final du
continent Gondwana, daté autour de 530 Ma. Cette ultime étape dans la
construction du continent Gondwana induit une nouvelle phase orogénique en
Afrique de l’Est et australe (qui se superpose à celle plus ancienne, datée à
600 Ma). Étape finale de la construction du Gondwana, la marge passive qui
bordait la partie ouest de ce continent devient une marge active (la croûte
océanique est subductée sous le continent Gondwana) sur près de 18 000 km,
comme en attestent les âges de l’activité magmatique compris entre 550 et
500 Ma. Cette marge active est associée à l’orogenèse Ross-Delamerian en
