“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 105 — #128
i
i
i
i
i
i
i
i
3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
105
0
0.2
0.4
0.6
0.8
1
1.2
1.4
1.6
1.8
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Age (Ma)
Flux normalisé
Fig. 3.8 – Évolution de la production de croûte océanique au cours des 170 derniers millions d’années normalisé par le flux actuel (d’après Cogné et Humler, 2006).
Au-delà de 80 Ma, deux scénarii possibles : un flux normalisé faible (courbe tiretée
et incertitude en grisé clair) dans le cas d’un manteau terrestre sans évolution thermique au cours du temps ; un flux normalisé plus fort (courbe noire et incertitude
en grisé foncé) dans le cas d’un manteau terrestre plus chaud de 50
◦ C que l’actuel
avant 80 Ma.
actuel) traduit la vitesse moyenne globale de fonctionnement des dorsales et
peut être comparé aux variations du niveau marin. Dans les années 1980,
les reconstructions depuis le Jurassique de ce flux normalisé suggéraient un
flux presque deux fois supérieur à l’actuel pendant le Crétacé inférieur et une
chute d’environ 50 % au cours des 50 derniers millions d’années. Mais ces
estimations ont été remises en question, suite aux récentes déterminations
des vitesses d’accrétion et des flux normalisés (Fig. 3.8), lesquelles suggèrent
des variations des flux n’excédant pas une amplitude de 30 % autour de la
valeur actuelle (Cogné et Humler, 2006), voire même moins. Si les variations
de volume des dorsales sont bien le moteur des variations eustatiques, des
contradictions apparaissent entre la courbe du niveau marin et les estimations les plus récentes des flux de croûte océanique produite. Ces nouvelles
déterminations pourraient remettre en question le rôle joué par les dorsales
sur les variations du niveau marin. Certains ont vu dans les cycles de Wilson,
c’est-à-dire la construction puis la fragmentation de supercontinent, un mécanisme pour expliquer les variations eustatiques au premier ordre (Fig. 3.7). En
effet, les périodes de fragmentation produisent de la croûte océanique jeune.
Le volume occupé par les dorsales au détriment de la croûte ancienne perdue par subduction réduit le volume total des océans et élève leur niveau, et
i
i
i
i
i
i
i
i
3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
105
0
0.2
0.4
0.6
0.8
1
1.2
1.4
1.6
1.8
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Age (Ma)
Flux normalisé
Fig. 3.8 – Évolution de la production de croûte océanique au cours des 170 derniers millions d’années normalisé par le flux actuel (d’après Cogné et Humler, 2006).
Au-delà de 80 Ma, deux scénarii possibles : un flux normalisé faible (courbe tiretée
et incertitude en grisé clair) dans le cas d’un manteau terrestre sans évolution thermique au cours du temps ; un flux normalisé plus fort (courbe noire et incertitude
en grisé foncé) dans le cas d’un manteau terrestre plus chaud de 50
◦ C que l’actuel
avant 80 Ma.
actuel) traduit la vitesse moyenne globale de fonctionnement des dorsales et
peut être comparé aux variations du niveau marin. Dans les années 1980,
les reconstructions depuis le Jurassique de ce flux normalisé suggéraient un
flux presque deux fois supérieur à l’actuel pendant le Crétacé inférieur et une
chute d’environ 50 % au cours des 50 derniers millions d’années. Mais ces
estimations ont été remises en question, suite aux récentes déterminations
des vitesses d’accrétion et des flux normalisés (Fig. 3.8), lesquelles suggèrent
des variations des flux n’excédant pas une amplitude de 30 % autour de la
valeur actuelle (Cogné et Humler, 2006), voire même moins. Si les variations
de volume des dorsales sont bien le moteur des variations eustatiques, des
contradictions apparaissent entre la courbe du niveau marin et les estimations les plus récentes des flux de croûte océanique produite. Ces nouvelles
déterminations pourraient remettre en question le rôle joué par les dorsales
sur les variations du niveau marin. Certains ont vu dans les cycles de Wilson,
c’est-à-dire la construction puis la fragmentation de supercontinent, un mécanisme pour expliquer les variations eustatiques au premier ordre (Fig. 3.7). En
effet, les périodes de fragmentation produisent de la croûte océanique jeune.
Le volume occupé par les dorsales au détriment de la croûte ancienne perdue par subduction réduit le volume total des océans et élève leur niveau, et
