“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 100 — #123
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Paléoclimatologie
une incertitude importante, proche de celle observée avec les méthodes basées
sur la flore.
Comme pour les estimations des paléotempératures océaniques, la mesure
du Δ
47 semble être l’outil le plus prometteur en paléo-altimétrie (Eiler, 2007).
La propension à former des molécules contenant des liaisons entre des isotopes
lourds du carbone (
13 C) et de l’oxygène (
18 O) dans un carbonate (principalement sous forme
13 C
18 O
16 O) est d’autant plus facile que la température
de formation du carbonate pédogénique est basse. Il existe donc une relation
entre cette quantité et la température de formation (Fig. 3.6), ce qui permet
de remonter aux paléo-altitudes en fixant le gradient vertical de température
(qui a pu varier dans le passé) (Quade et al., 2007). De plus, les mesures
indépendantes de la température de formation de ces carbonates via le Δ
47
et du rapport isotopique δ
18 O de ces carbonates permettent de remonter au
δ
18 O de l’eau et donc de discriminer les effets de l’altitude des influences
parasites, telles que le climat, la saison, ou la latitude. Les effets de l’enfouissement ne semblent pas en général affecter la mesure du Δ
47 , ce qui est un
avantage dans un contexte orogénique. Cette méthode permet d’obtenir des
paléo-altitudes entachées d’une incertitude plus faible que pour l’ensemble des
autres méthodes. Cet outil isotopique a été utilisé pour contraindre l’évolution des paléo-altitudes et la vitesse de surrection de l’Altiplano, haut plateau
situé dans les Andes en Amérique du Sud, au cours du Miocène.
0.85
0.80
0.75
0.70
0.65
0.60
0.55
0.50
8
9
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11
12
13
14
50
25
0
Température (°C)
106/T2
Δ47
Fig. 3.6 – Courbe de calibration du Δ
47 (d’après Quade et al., 2007).
Les méthodes présentées ont été utilisées pour déterminer la paléo-altitude
d’un certain nombre de sites, qui ne représentent qu’une portion congrue des
besoins en reconstructions paléogéographiques. La tâche s’avère encore plus
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Paléoclimatologie
une incertitude importante, proche de celle observée avec les méthodes basées
sur la flore.
Comme pour les estimations des paléotempératures océaniques, la mesure
du Δ
47 semble être l’outil le plus prometteur en paléo-altimétrie (Eiler, 2007).
La propension à former des molécules contenant des liaisons entre des isotopes
lourds du carbone (
13 C) et de l’oxygène (
18 O) dans un carbonate (principalement sous forme
13 C
18 O
16 O) est d’autant plus facile que la température
de formation du carbonate pédogénique est basse. Il existe donc une relation
entre cette quantité et la température de formation (Fig. 3.6), ce qui permet
de remonter aux paléo-altitudes en fixant le gradient vertical de température
(qui a pu varier dans le passé) (Quade et al., 2007). De plus, les mesures
indépendantes de la température de formation de ces carbonates via le Δ
47
et du rapport isotopique δ
18 O de ces carbonates permettent de remonter au
δ
18 O de l’eau et donc de discriminer les effets de l’altitude des influences
parasites, telles que le climat, la saison, ou la latitude. Les effets de l’enfouissement ne semblent pas en général affecter la mesure du Δ
47 , ce qui est un
avantage dans un contexte orogénique. Cette méthode permet d’obtenir des
paléo-altitudes entachées d’une incertitude plus faible que pour l’ensemble des
autres méthodes. Cet outil isotopique a été utilisé pour contraindre l’évolution des paléo-altitudes et la vitesse de surrection de l’Altiplano, haut plateau
situé dans les Andes en Amérique du Sud, au cours du Miocène.
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Température (°C)
106/T2
Δ47
Fig. 3.6 – Courbe de calibration du Δ
47 (d’après Quade et al., 2007).
Les méthodes présentées ont été utilisées pour déterminer la paléo-altitude
d’un certain nombre de sites, qui ne représentent qu’une portion congrue des
besoins en reconstructions paléogéographiques. La tâche s’avère encore plus
