“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 68 — #82
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Figure 3.1. Parc électronucléaire français.
des contrats CP1 (18 unités de 900 MWé)
4 , CP2 (10 unités de 900 MWé), puis P4 (8 unités
de 1 300 MWé), P’4 (12 unités de 1 300 MWé) et finalement N4 (4 unités de 1 450 MWé,
la dernière couplée au réseau en 1999), concernant uniquement la technologie à eau sous
pression et impliquant tous Framatome.
La standardisation des séries de réacteurs français contribuera de façon essentielle à
leur succès technique et économique. Comme le dira Ivan Selin, président de l’autorité de
sûreté américaine : « Les Français ont 100 fromages différents et un modèle de centrales,
nous c’est l’inverse ! »
5 .
Avec ces 58 réacteurs à eau sous pression mis en service sur à peine plus de vingt
ans, Framatome, avec l’aide du CEA, a pu se libérer complètement, à partir de 1982, des
accords de licence avec Westinghouse et franciser la technologie sous la dénomination
« REP » : la technologie des N4 est purement française.
Toutes ces décisions qui ont amené la France en tête des nations équipées de centrales
nucléaires furent commentées, avec un humour très britannique, par Lord Marshall, président de l’équivalent anglais d’EdF : « La France n’avait pas de pétrole, la France n’avait
pas de gaz, la France n’avait pas de charbon, la France n’avait pas le choix ! »
6 .
4 Le « plan Messmer » (du nom de Pierre Messmer, premier ministre à l’époque), considéré comme le véritable
acte de naissance du programme électronucléaire français, est lancé le 6 mars 1974.
5 Cité par Félix Torres et Véronique Lefebvre, Chooz de A à B, EdF, 1996, p. 159.
6 Cité par Pierre Tanguy, Le Nucléaire, Éditions Le Cavalier Bleu, p. 101.
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