“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 63 — #77
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2 - La genèse de l’énergie nucléaire
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préservation du site qui ne s’est pratiquement pas modifié depuis les réactions en chaîne
d’il y a deux milliards d’années et qui nous a permis de retrouver, en place, l’uranium
appauvri et certains produits de fission.
Seize foyers de réaction ont été mis en évidence. Il est vraisemblable que, régulées
par les très lents transferts thermiques, les coefficients de température négatifs (le facteur
de multiplication décroît si la température croît) et les poisons consommables tels le bore
ou le gadolinium (ces corps, grands absorbants de neutrons, sont petit à petit détruits
par l’irradiation neutronique, ce qui apporte la réactivité nécessaire à la poursuite du
processus), les réactions en chaîne ont été très longues, sans doute de l’ordre de 500 000
ans, mais limitées à quelques watts. Globalement, l’énergie libérée a été du même ordre
de grandeur que celle que l’homme d’aujourd’hui libère en quelques microsecondes dans
une explosion nucléaire ou en quelques années dans une centrale électronucléaire.
[ c
CEA.]
Figure 2.38. L’un des seize réacteurs naturels découverts dans la mine d’uranium d’Oklo.
De tels « réacteurs fossiles » n’ont pas été retrouvés ailleurs et il est très peu probable
qu’on en retrouve d’autres vu les circonstances exceptionnelles d’Oklo, notamment l’âge
du gisement.
Pour conclure sur ce thème, notons que, plus récemment, les chercheurs se sont à nouveau intéressés à Oklo en tant qu’« analogue naturel » d’un stockage de déchets radioactifs
qui, tout compte fait, s’est révélé particulièrement efficace !
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2 - La genèse de l’énergie nucléaire
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préservation du site qui ne s’est pratiquement pas modifié depuis les réactions en chaîne
d’il y a deux milliards d’années et qui nous a permis de retrouver, en place, l’uranium
appauvri et certains produits de fission.
Seize foyers de réaction ont été mis en évidence. Il est vraisemblable que, régulées
par les très lents transferts thermiques, les coefficients de température négatifs (le facteur
de multiplication décroît si la température croît) et les poisons consommables tels le bore
ou le gadolinium (ces corps, grands absorbants de neutrons, sont petit à petit détruits
par l’irradiation neutronique, ce qui apporte la réactivité nécessaire à la poursuite du
processus), les réactions en chaîne ont été très longues, sans doute de l’ordre de 500 000
ans, mais limitées à quelques watts. Globalement, l’énergie libérée a été du même ordre
de grandeur que celle que l’homme d’aujourd’hui libère en quelques microsecondes dans
une explosion nucléaire ou en quelques années dans une centrale électronucléaire.
[ c
CEA.]
Figure 2.38. L’un des seize réacteurs naturels découverts dans la mine d’uranium d’Oklo.
De tels « réacteurs fossiles » n’ont pas été retrouvés ailleurs et il est très peu probable
qu’on en retrouve d’autres vu les circonstances exceptionnelles d’Oklo, notamment l’âge
du gisement.
Pour conclure sur ce thème, notons que, plus récemment, les chercheurs se sont à nouveau intéressés à Oklo en tant qu’« analogue naturel » d’un stockage de déchets radioactifs
qui, tout compte fait, s’est révélé particulièrement efficace !
