“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 50 — #64
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L’épopée de l’énergie nucléaire
fidèles au graphite et ont développé une filière « AGR » (advanced graphite reactors) utilisant de l’uranium légèrement enrichi et sous forme d’oxyde.
• La centrale des Monts d’Arrée (le réacteur EL4)
L’eau lourde reste cependant prometteuse : grâce aux excellentes propriétés de ce matériau, un réacteur à eau lourde permet de produire au moins deux fois plus d’énergie à
partir de l’uranium naturel (environ 10 000 MWj/t) qu’un réacteur à graphite. Un prototype
de 70 MWé (centrale des Monts d’Arrée, EL4) est construit en Bretagne et fonctionnera de
1967 à 1985. Mais, finalement, cette filière ne sera pas davantage développée en France.
(Des études seront commanditées par la suite mais ne seront pas suivies de réalisation.)
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 2.25. EL4 — Centrale EL4 des Monts d’Arrée à Brennilis.
• La centrale Chooz A-1 (le réacteur SENA) et Tihange
Entre temps, la France s’est aussi intéressée aux réacteurs navals (voir ci-dessous) faisant
appel à la technologie de l’oxyde d’uranium enrichi à quelques pour cent et de l’eau
pressurisée. Comme cela avait déjà été le cas aux États-Unis, la France a voulu valoriser le
savoir-faire ainsi acquis pour des installations électronucléaires. En association avec la Belgique qui, avec BR-3 (11 MWé), a réalisé le premier réacteur à eau sous pression installé en
Europe, la France réalisera, sous licence de la société américaine Westinghouse, à Chooz,
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