“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 47 — #61
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2 - La genèse de l’énergie nucléaire
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Les prototypes des réacteurs électronucléaires
• Les piles de Marcoule G1, G2 et G3
La France qui veut développer rapidement un programme électronucléaire est contrainte
d’envisager une filière à uranium naturel, faute de maîtriser la technologie de l’enrichissement. L’eau lourde étant éliminée dans l’immédiat, comme nous venons de le dire, ainsi
que le béryllium, relativement coûteux et, surtout, handicapé par des propriétés métallurgiques peu favorables, le seul choix possible est le graphite. C’est un matériau qu’on sait
fabriquer à un coût raisonnable et qui est relativement inerte même à haute température.
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CEA. Archives CEA.]
Figure 2.20. Vue de G1, G2, G3 et de l’usine de plutonium à Marcoule.
Malheureusement, c’est un ralentisseur de neutrons assez peu efficace et il faut en
mettre beaucoup (environ cinquante fois plus en volume que l’uranium), ainsi que nous
l’avons d’ailleurs déjà constaté avec la pile CP1 de Fermi qui contenait 400 tonnes de
graphite.
La France va construire à Marcoule trois prototypes de la filière UNGG (uranium
naturel-graphite-gaz [carbonique]) qu’elle développera par la suite. Malgré leur puissance
modeste ce seront des installations de taille impressionnante : G1 (2 MWé) fonctionnera
de 1956 à 1968, G2 et G3 (38 MWé chacun), fonctionneront respectivement de 1959 à
1980 et de 1960 à 1984.
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