“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 34 — #48
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L’épopée de l’énergie nucléaire
[ c
LNBL.]
Figure 2.3. Robert Oppenheimer (à gauche), Enrico Fermi (au centre) et Ernest Lawrence, trois
des leaders du projet Manhattan, photographiés en 1941.
Suite aux travaux des physiciens tels Fermi, on savait maintenant que deux voies pouvaient fournir la matière fissile hautement concentrée nécessaire à la confection d’une
arme (il en faut quelques kilogrammes).
La première voie est celle de la séparation isotopique pour extraire l’isotope 235 de
l’uranium naturel. Plusieurs procédés seront explorés, notamment la séparation des atomes
un par un par des champs électrique et magnétique, selon le principe du spectromètre de
masse, qui demande des durées très longues pour fournir une masse significative
6 , et la
diffusion gazeuse qui suppose de très nombreuses étapes car le taux de séparation est très
faible à chacune d’elles. (Seule cette deuxième voie sera industrialisée après la guerre.)
L’uranium 235 permettant la fabrication d’une bombe (Hiroshima) fut ainsi obtenu à Oak
Ridge (Tennessee).
[ c
Droits réservés.]
Figure 2.4. L’usine K-25 d’Oak Ridge, dans le Tennessee, comportait des milliers d’appareils de
séparation des isotopes de l’uranium par la méthode de diffusion gazeuse. On y produisait plus de
250 grammes d’uranium 235 par jour. Il existait aussi à Oak Ridge un séparateur magnétique
monstre et une pile atomique à graphite fabriquant du plutonium 239.
6 Procédé dit de « calutron » (Californian University cyclotron) ; le cyclotron avait été inventé par Ernest Lawrence
à l’Université de Berkeley en 1930 (prix Nobel de physique en 1939).
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L’épopée de l’énergie nucléaire
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Figure 2.3. Robert Oppenheimer (à gauche), Enrico Fermi (au centre) et Ernest Lawrence, trois
des leaders du projet Manhattan, photographiés en 1941.
Suite aux travaux des physiciens tels Fermi, on savait maintenant que deux voies pouvaient fournir la matière fissile hautement concentrée nécessaire à la confection d’une
arme (il en faut quelques kilogrammes).
La première voie est celle de la séparation isotopique pour extraire l’isotope 235 de
l’uranium naturel. Plusieurs procédés seront explorés, notamment la séparation des atomes
un par un par des champs électrique et magnétique, selon le principe du spectromètre de
masse, qui demande des durées très longues pour fournir une masse significative
6 , et la
diffusion gazeuse qui suppose de très nombreuses étapes car le taux de séparation est très
faible à chacune d’elles. (Seule cette deuxième voie sera industrialisée après la guerre.)
L’uranium 235 permettant la fabrication d’une bombe (Hiroshima) fut ainsi obtenu à Oak
Ridge (Tennessee).
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Droits réservés.]
Figure 2.4. L’usine K-25 d’Oak Ridge, dans le Tennessee, comportait des milliers d’appareils de
séparation des isotopes de l’uranium par la méthode de diffusion gazeuse. On y produisait plus de
250 grammes d’uranium 235 par jour. Il existait aussi à Oak Ridge un séparateur magnétique
monstre et une pile atomique à graphite fabriquant du plutonium 239.
6 Procédé dit de « calutron » (Californian University cyclotron) ; le cyclotron avait été inventé par Ernest Lawrence
à l’Université de Berkeley en 1930 (prix Nobel de physique en 1939).
