“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 8 — #22
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L’épopée de l’énergie nucléaire
deux neutrons], des électrons et des photons de même nature mais plus énergétiques que
les photons des rayons X).
En 1911, le physicien britannique Ernest Rutherford (prix Nobel de chimie en 1908)
étudie l’interaction des rayons alpha avec la matière et remarque que la loi de déviation
angulaire (si une collision a lieu) ne peut se comprendre que si l’essentiel de l’atome est
concentré dans une toute petite « sphère dure » centrale, chargée positivement : autrement
dit, l’atome est « plein de vide » !
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.13. Ernest Rutherford, prix
Nobel de chimie en 1908.
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.14. Niels Bohr, prix Nobel
de physique en 1922.
Avec Rutherford, le Danois Niels Bohr propose une image de l’atome qui restera célèbre : celle d’un petit « système solaire ». Comme il l’explique dans sa conférence lors de
la remise du prix Nobel qui lui est attribué en 1922, « selon nos conceptions actuelles, un
atome d’un élément est composé d’un noyau qui possède une charge électrique positive
et est le siège, et de loin, de la plus grande partie de la masse atomique, et d’un certain
nombre d’électrons, qui ont tous la même charge négative et la même masse, et qui se
déplacent autour du noyau, à des distances très grandes par rapport aux dimensions du
noyau ou des électrons eux-mêmes. Dans cette image, nous voyons immédiatement une
ressemblance frappante avec un système planétaire, tel que celui que nous avons dans
notre propre système solaire. »
Cette image sera popularisée par l’ouvrage de Jean Perrin (prix Nobel de physique
en 1926), « Les atomes », paru en 1913. Elle est très imparfaite aux yeux des chimistes
modernes (Bohr lui-même, qui sera l’un des principaux fondateurs de la mécanique quantique, en est parfaitement conscient) ; mais pour le physicien nucléaire qui ne s’intéresse
guère aux électrons, elle reste pertinente.
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L’épopée de l’énergie nucléaire
deux neutrons], des électrons et des photons de même nature mais plus énergétiques que
les photons des rayons X).
En 1911, le physicien britannique Ernest Rutherford (prix Nobel de chimie en 1908)
étudie l’interaction des rayons alpha avec la matière et remarque que la loi de déviation
angulaire (si une collision a lieu) ne peut se comprendre que si l’essentiel de l’atome est
concentré dans une toute petite « sphère dure » centrale, chargée positivement : autrement
dit, l’atome est « plein de vide » !
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.13. Ernest Rutherford, prix
Nobel de chimie en 1908.
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.14. Niels Bohr, prix Nobel
de physique en 1922.
Avec Rutherford, le Danois Niels Bohr propose une image de l’atome qui restera célèbre : celle d’un petit « système solaire ». Comme il l’explique dans sa conférence lors de
la remise du prix Nobel qui lui est attribué en 1922, « selon nos conceptions actuelles, un
atome d’un élément est composé d’un noyau qui possède une charge électrique positive
et est le siège, et de loin, de la plus grande partie de la masse atomique, et d’un certain
nombre d’électrons, qui ont tous la même charge négative et la même masse, et qui se
déplacent autour du noyau, à des distances très grandes par rapport aux dimensions du
noyau ou des électrons eux-mêmes. Dans cette image, nous voyons immédiatement une
ressemblance frappante avec un système planétaire, tel que celui que nous avons dans
notre propre système solaire. »
Cette image sera popularisée par l’ouvrage de Jean Perrin (prix Nobel de physique
en 1926), « Les atomes », paru en 1913. Elle est très imparfaite aux yeux des chimistes
modernes (Bohr lui-même, qui sera l’un des principaux fondateurs de la mécanique quantique, en est parfaitement conscient) ; mais pour le physicien nucléaire qui ne s’intéresse
guère aux électrons, elle reste pertinente.
