“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 3 — #17
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1 - Les prémices de l’énergie nucléaire
3
La découverte de la radioactivité
Henri Becquerel, troisième d’une lignée de physiciens français (Henri est le petit-fils d’Antoine Becquerel et le fils d’Alexandre Edmond Becquerel) s’intéresse au phénomène de
phosphorescence. Selon une suggestion d’Henri Poincaré, il expose au soleil une plaque
photographique entourée de papier noir épais sur laquelle il dispose un sel phosphorescent pour vérifier que le sel excité par la lumière émet des rayons X susceptibles de traverser le papier noir. Avec un sulfate double d’uranium
1 et de potassium, il observe effectivement une tache noire. Après quelques jours sans soleil, pendant lesquelles les plaques
sont restées dans un tiroir, il les développe pour s’assurer par acquis de conscience qu’elles
n’ont pas été endommagées, et s’aperçoit avec étonnement qu’elles ont été voilées. Il aurait pu conclure à quelque artefact et oublier l’incident ; mais Becquerel, en physicien
consciencieux, cherche à comprendre. De fil en aiguille et en recoupant les expériences,
il finit par montrer que ce sont les cristaux de sulfate d’uranium placés dans le même tiroir qui ont impressionné les plaques, et découvre ainsi la radioactivité des composants
uranifères.
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.3. Henri Becquerel dans son laboratoire.
1 Ce métal, découvert par Martin Klaproth en 1789 n’avait guère eu, à l’époque, d’utilisation industrielle, hormis
pour certains émaux (couleur jaune).
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1 - Les prémices de l’énergie nucléaire
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La découverte de la radioactivité
Henri Becquerel, troisième d’une lignée de physiciens français (Henri est le petit-fils d’Antoine Becquerel et le fils d’Alexandre Edmond Becquerel) s’intéresse au phénomène de
phosphorescence. Selon une suggestion d’Henri Poincaré, il expose au soleil une plaque
photographique entourée de papier noir épais sur laquelle il dispose un sel phosphorescent pour vérifier que le sel excité par la lumière émet des rayons X susceptibles de traverser le papier noir. Avec un sulfate double d’uranium
1 et de potassium, il observe effectivement une tache noire. Après quelques jours sans soleil, pendant lesquelles les plaques
sont restées dans un tiroir, il les développe pour s’assurer par acquis de conscience qu’elles
n’ont pas été endommagées, et s’aperçoit avec étonnement qu’elles ont été voilées. Il aurait pu conclure à quelque artefact et oublier l’incident ; mais Becquerel, en physicien
consciencieux, cherche à comprendre. De fil en aiguille et en recoupant les expériences,
il finit par montrer que ce sont les cristaux de sulfate d’uranium placés dans le même tiroir qui ont impressionné les plaques, et découvre ainsi la radioactivité des composants
uranifères.
[ c
ACJC - Fonds Curie et Joliot-Curie.]
Figure 1.3. Henri Becquerel dans son laboratoire.
1 Ce métal, découvert par Martin Klaproth en 1789 n’avait guère eu, à l’époque, d’utilisation industrielle, hormis
pour certains émaux (couleur jaune).
