“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 112 — #126
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L’épopée de l’énergie nucléaire
Figure 4.2. Exemple de schéma de constitution d’un assemblage à oxyde mixte
uranium-plutonium pour réacteur à eau sous pression.
et de quelques produits de fission à vie longue (la radiotoxicité mesure le risque potentiel
des matières radioactives entreposées ou stockées quelque part).
Ces considérations expliquent le radical changement de statut du plutonium qui a été
observé il y a dix ou quinze ans : après l’avoir considéré comme une matière énergétique
à valoriser, on a fait du plutonium un déchet dont il faut se débarrasser !
Pour illustrer cette évolution rappelons que le produit « phare » dans les cartons de
Framatome à la fin des années 1980 était le réacteur convertible à variation de spectre
(RCVS) dont l’objectif était, sans passer par la filière à neutrons rapides et l’utilisation du
sodium, d’optimiser dans les réacteurs à eau à la fois la génération du plutonium par
conversion d’uranium 238 et son recyclage.
Changement de décor quelques années plus tard : le CEA lance un grand programme
de R&D, le projet CAPRA (consommation accrue de plutonium dans les rapides) : l’idée
est de réoptimiser les réacteurs à neutrons rapides pour les transformer de surgénérateurs
en consommateurs de plutonium ; pour cela, on commence évidemment par supprimer
les couvertures, puis on tente de réduire le plus possible la quantité d’uranium 238 dans
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