“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 106 — #120
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L’épopée de l’énergie nucléaire
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 3.26. Entreposage des déchets de haute activité (atelier de vitrification de Marcoule).
En France, le législateur a voulu (loi du 30 décembre 1991) fixer un cadre et un délai
pour ces réflexions. Trois axes de recherche
24 ont été donnés aux spécialistes concernés
de l’ANDRA et du CEA : 1/ l’étude d’un stockage à grande profondeur (quelques centaines
de mètres) ; 2/ l’étude d’un entreposage à faible profondeur (quelques dizaines de mètres) ;
3/ l’étude des possibilités d’incinération de ces déchets (par irradiation neutronique) pour
les détruire au moins en partie. Cette loi a donné un délai de quinze ans aux chercheurs
avant un nouveau rendez-vous avec le Parlement, en 2006, pour faire le point des résultats
acquis et soit adopter une solution pour le stockage de ces déchets, soit décider de poursuivre les recherches
25 . Notamment, c’est dans ce cadre général que s’inscrit l’ouverture
à Bure (Haute-Marne et Meuse), en 1998, par l’ANDRA, d’un laboratoire (sans produits
radioactifs) pour étudier les problèmes d’un stockage « géologique » à grande profondeur.
Cette loi a aussi occasionné un certain « retour aux sources » du Centre national de
la recherche scientifique (CNRS) sur les problèmes d’énergie nucléaire : il s’en était détourné, après la guerre, au profit du CEA ; dès le vote de cette loi, une recherche en amont
(données nucléaires) a été lancée au sein de l’Institut national de physique nucléaire et de
physique des particules (IN2P3).
Pour terminer sur un thème un peu différent, rappelons que l’opinion reste aussi préoccupée, à juste titre, par le risque de prolifération, c’est-à-dire de l’acquisition de l’arme
24 La loi a aussi mis en place une Commission nationale d’évaluation (CNE) faisant un point annuel de l’avancement des recherches.
25 La loi du 28 juin 2006 prolonge ces recherches.
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L’épopée de l’énergie nucléaire
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CEA. Archives CEA.]
Figure 3.26. Entreposage des déchets de haute activité (atelier de vitrification de Marcoule).
En France, le législateur a voulu (loi du 30 décembre 1991) fixer un cadre et un délai
pour ces réflexions. Trois axes de recherche
24 ont été donnés aux spécialistes concernés
de l’ANDRA et du CEA : 1/ l’étude d’un stockage à grande profondeur (quelques centaines
de mètres) ; 2/ l’étude d’un entreposage à faible profondeur (quelques dizaines de mètres) ;
3/ l’étude des possibilités d’incinération de ces déchets (par irradiation neutronique) pour
les détruire au moins en partie. Cette loi a donné un délai de quinze ans aux chercheurs
avant un nouveau rendez-vous avec le Parlement, en 2006, pour faire le point des résultats
acquis et soit adopter une solution pour le stockage de ces déchets, soit décider de poursuivre les recherches
25 . Notamment, c’est dans ce cadre général que s’inscrit l’ouverture
à Bure (Haute-Marne et Meuse), en 1998, par l’ANDRA, d’un laboratoire (sans produits
radioactifs) pour étudier les problèmes d’un stockage « géologique » à grande profondeur.
Cette loi a aussi occasionné un certain « retour aux sources » du Centre national de
la recherche scientifique (CNRS) sur les problèmes d’énergie nucléaire : il s’en était détourné, après la guerre, au profit du CEA ; dès le vote de cette loi, une recherche en amont
(données nucléaires) a été lancée au sein de l’Institut national de physique nucléaire et de
physique des particules (IN2P3).
Pour terminer sur un thème un peu différent, rappelons que l’opinion reste aussi préoccupée, à juste titre, par le risque de prolifération, c’est-à-dire de l’acquisition de l’arme
24 La loi a aussi mis en place une Commission nationale d’évaluation (CNE) faisant un point annuel de l’avancement des recherches.
25 La loi du 28 juin 2006 prolonge ces recherches.
