“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 99 — #113
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3 - La maturité de l’énergie nucléaire
99
Figure 3.21. « Zoom » de la section efficace de capture de l’uranium 238 dans le domaine
des résonances. On pourra mesurer les progrès faits depuis l’époque de Fermi ! Noter que toutes
les sections efficaces ont été mesurées point par point !
Cependant l’auteur de ces lignes pense qu’aller trop loin dans le sens du tout numérique est à la fois illusoire et inutile.
Inutile, parce que la précision actuelle des calculs de réacteurs paraît suffisante pour
la gestion du parc de centrales et toutes les optimisations souhaitables en termes de sûreté
et de rendement des installations.
Illusoire, parce que des incertitudes non négligeables sont irréductibles et que faire
des calculs plus précis que ces incertitudes n’a pas de sens. Ces incertitudes irréductibles
proviennent de la précision inévitablement limitée sur la connaissance des données nucléaires (certes des progrès existent, mais ils sont lents et, de toute façon, ne permettront
pas de réduire à zéro les incertitudes sur ces grandeurs nucléaires) et des données caractérisant les réacteurs qui sont calculés : dimensions, masses, compositions chimiques et
isotopiques des matériaux, etc., elles aussi impossibles à déterminer avec une précision
infinie.
Cela ne signifie pas que les développements en matière de neutronique sont devenus
inutiles ; il faut savoir, en effet, répondre aux nouvelles questions posées par les ingénieurs :
nouveaux modes de gestion du cœur (allongement des durées de cycle, gestion par quart
de cœur et non par tiers), nouveaux combustibles (par exemple le MOX), nouveaux matériaux pour le contrôle de la réactivité (par exemple des terres rares), nouveaux concepts
(tels ceux que nous présenterons au chapitre suivant)...
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3 - La maturité de l’énergie nucléaire
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Figure 3.21. « Zoom » de la section efficace de capture de l’uranium 238 dans le domaine
des résonances. On pourra mesurer les progrès faits depuis l’époque de Fermi ! Noter que toutes
les sections efficaces ont été mesurées point par point !
Cependant l’auteur de ces lignes pense qu’aller trop loin dans le sens du tout numérique est à la fois illusoire et inutile.
Inutile, parce que la précision actuelle des calculs de réacteurs paraît suffisante pour
la gestion du parc de centrales et toutes les optimisations souhaitables en termes de sûreté
et de rendement des installations.
Illusoire, parce que des incertitudes non négligeables sont irréductibles et que faire
des calculs plus précis que ces incertitudes n’a pas de sens. Ces incertitudes irréductibles
proviennent de la précision inévitablement limitée sur la connaissance des données nucléaires (certes des progrès existent, mais ils sont lents et, de toute façon, ne permettront
pas de réduire à zéro les incertitudes sur ces grandeurs nucléaires) et des données caractérisant les réacteurs qui sont calculés : dimensions, masses, compositions chimiques et
isotopiques des matériaux, etc., elles aussi impossibles à déterminer avec une précision
infinie.
Cela ne signifie pas que les développements en matière de neutronique sont devenus
inutiles ; il faut savoir, en effet, répondre aux nouvelles questions posées par les ingénieurs :
nouveaux modes de gestion du cœur (allongement des durées de cycle, gestion par quart
de cœur et non par tiers), nouveaux combustibles (par exemple le MOX), nouveaux matériaux pour le contrôle de la réactivité (par exemple des terres rares), nouveaux concepts
(tels ceux que nous présenterons au chapitre suivant)...
