“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 94 — #108
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L’épopée de l’énergie nucléaire
durée de vie de la machine
18 . Par exemple, les sondes Ulysse (exploration des pôles du
Soleil), Galileo (exploration de Jupiter) et Cassini (exploration de Saturne et Titan) étaient
alimentées par des générateurs radio-isotopiques à plutonium 238. Les applications spatiales de l’énergie nucléaire posent évidemment un problème de sûreté : risque de dissémination de radioactivité en cas d’échec du lancement ou de retombée sur terre après
quelques années d’exploitation : deux satellites équipés de réacteurs Topaz sont retombés, Cosmos 954 en 1978 dans le grand nord canadien et Cosmos 1402 en 1983 dans
l’océan indien ; il n’y eut pas de conséquences néfastes, d’une part parce que l’essentiel
des vaisseaux s’est désintégré dans les hautes couches de l’atmosphère, ce qui disperse
les matières radioactives, d’autre part parce qu’il s’agissait dans les deux cas de zones
inhabitées.
Les réacteurs de recherche
Il existe de nombreuses applications des neutrons dans les recherches en physique, en
chimie et en biologie, et dans l’industrie : techniques d’imagerie, production de radionucléides (à côté des accélérateurs spécialisés)... Nous les évoquerons sans les détailler,
puisque ce document est consacré aux applications énergétiques. Ces applications font
appel à des réacteurs spécifiques, en général qualifiés de « réacteurs de recherche ».
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 3.18. Lueur due à la traversée de l’eau du cœur des rayonnements bêta à une vitesse
supérieure à celle de la lumière dans ce milieu (effet Tcherenkov), ici visible dans le réacteur Siloé
de Grenoble (aujourd’hui arrêté).
18 Ces trois particularités avaient aussi amené les médecins à adopter le plutonium 238 comme source d’énergie
des stimulateurs cardiaques ; aujourd’hui, cette application a été abandonnée car on sait faire des piles chimiques
de longue durée de vie.
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L’épopée de l’énergie nucléaire
durée de vie de la machine
18 . Par exemple, les sondes Ulysse (exploration des pôles du
Soleil), Galileo (exploration de Jupiter) et Cassini (exploration de Saturne et Titan) étaient
alimentées par des générateurs radio-isotopiques à plutonium 238. Les applications spatiales de l’énergie nucléaire posent évidemment un problème de sûreté : risque de dissémination de radioactivité en cas d’échec du lancement ou de retombée sur terre après
quelques années d’exploitation : deux satellites équipés de réacteurs Topaz sont retombés, Cosmos 954 en 1978 dans le grand nord canadien et Cosmos 1402 en 1983 dans
l’océan indien ; il n’y eut pas de conséquences néfastes, d’une part parce que l’essentiel
des vaisseaux s’est désintégré dans les hautes couches de l’atmosphère, ce qui disperse
les matières radioactives, d’autre part parce qu’il s’agissait dans les deux cas de zones
inhabitées.
Les réacteurs de recherche
Il existe de nombreuses applications des neutrons dans les recherches en physique, en
chimie et en biologie, et dans l’industrie : techniques d’imagerie, production de radionucléides (à côté des accélérateurs spécialisés)... Nous les évoquerons sans les détailler,
puisque ce document est consacré aux applications énergétiques. Ces applications font
appel à des réacteurs spécifiques, en général qualifiés de « réacteurs de recherche ».
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 3.18. Lueur due à la traversée de l’eau du cœur des rayonnements bêta à une vitesse
supérieure à celle de la lumière dans ce milieu (effet Tcherenkov), ici visible dans le réacteur Siloé
de Grenoble (aujourd’hui arrêté).
18 Ces trois particularités avaient aussi amené les médecins à adopter le plutonium 238 comme source d’énergie
des stimulateurs cardiaques ; aujourd’hui, cette application a été abandonnée car on sait faire des piles chimiques
de longue durée de vie.
