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2 • Champs, particules et fluides
gauche et plus faible sur la droite, alors on génère un courant volumique J m , car,
pour une surface donnée, il y aura moins de courants descendant sur la gauche de
la surface que de courants montant sur la droite. Ce type d’argumentation peut être
aussi développé pour expliquer l’existence du courant surfacique J s à la frontière du
milieu.
J
J
m
M
s
Figure 2.9 Courants volumiques et surfaciques résultant d’une distribution inhomogène
finie de dipôles magétiques microscopiques.
L’origine de ces courants doit donc être recherchée dans la non-compensation des
courants microscopiques dipolaires lorsque la distribution volumique est inhomogène. Afin de séparer les contributions dues aux courants des charges libres, J l , et
aux courants d’origine dipolaire, il est d’usage d’introduire le vecteur champ magnétique H : m 0 H ≡ B − m 0 M, tel que l’équation de Maxwell-Ampère s’écrive :
∇ × H = J l +
∂D
∂t
(2.18)
Cet ensemble de définitions et résultats sera particulièrement utile pour l’analyse
physique des équilibres et écoulements magnétohydrodynamiques.
En résumé, l’analyse et le calcul des courants dans un plasma devront toujours
être précédés par une discussion et une argumentation justifiant le choix de la
description et du modèle : charges libres ou charges liées, courants libres ou
courants liés ; cette discussion nécessite la construction d’un ordering permettant de séparer des échelles spatiales et temporelles, microscopiques, mésoscopiques et macroscopiques.
À l’échelle macroscopique, six types de courants peuvent être considérés (tableau
2.2) : les courants de conduction et diffusion (important en physique des décharges
électriques), les courants de polarisation et magnétisation ainsi que les courants surfaciques de magnétisation (important dans l’étude des équilibres magnétohydrodynamiques) et le courant de déplacement ∂E/∂t (utile en théorie des ondes).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
2 • Champs, particules et fluides
gauche et plus faible sur la droite, alors on génère un courant volumique J m , car,
pour une surface donnée, il y aura moins de courants descendant sur la gauche de
la surface que de courants montant sur la droite. Ce type d’argumentation peut être
aussi développé pour expliquer l’existence du courant surfacique J s à la frontière du
milieu.
J
J
m
M
s
Figure 2.9 Courants volumiques et surfaciques résultant d’une distribution inhomogène
finie de dipôles magétiques microscopiques.
L’origine de ces courants doit donc être recherchée dans la non-compensation des
courants microscopiques dipolaires lorsque la distribution volumique est inhomogène. Afin de séparer les contributions dues aux courants des charges libres, J l , et
aux courants d’origine dipolaire, il est d’usage d’introduire le vecteur champ magnétique H : m 0 H ≡ B − m 0 M, tel que l’équation de Maxwell-Ampère s’écrive :
∇ × H = J l +
∂D
∂t
(2.18)
Cet ensemble de définitions et résultats sera particulièrement utile pour l’analyse
physique des équilibres et écoulements magnétohydrodynamiques.
En résumé, l’analyse et le calcul des courants dans un plasma devront toujours
être précédés par une discussion et une argumentation justifiant le choix de la
description et du modèle : charges libres ou charges liées, courants libres ou
courants liés ; cette discussion nécessite la construction d’un ordering permettant de séparer des échelles spatiales et temporelles, microscopiques, mésoscopiques et macroscopiques.
À l’échelle macroscopique, six types de courants peuvent être considérés (tableau
2.2) : les courants de conduction et diffusion (important en physique des décharges
électriques), les courants de polarisation et magnétisation ainsi que les courants surfaciques de magnétisation (important dans l’étude des équilibres magnétohydrodynamiques) et le courant de déplacement ∂E/∂t (utile en théorie des ondes).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
