9.2 Spectre d’une anticathode
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9.1.3 Les générateurs
Bien que le tube soit auto-redresseur, il est alimenté pour des raisons de stabilité par
une tension continue ajustable entre 30 et 100 kV. Le courant qui traverse le tube
peut être régulé entre quelques mA et 60 mA.
Le débit du tube étant fonction du courant qui le traverse, les générateurs modernes sont asservis en courant et en tension. Les tensions très élevées mises en
jeu dans les générateurs imposent l’utilisation de transformateurs et de câbles à fort
isolement. Les alimentations modernes à découpage permettent de réaliser des générateurs compacts et fiables.
Dans quelques centres spécialisés (Orsay (Lure), Grenoble (ESRF), Hambourg,
Daresbury, Brookhaven, Stanford...), on utilise un rayonnement synchrotron pour la
production de faisceaux de rayons X très intenses. La radiation synchrotron est générée par le mouvement d’électrons, dont la vitesse est voisine de celle de la lumière,
dans un anneau de stockage. Le rayonnement est émis tangentiellement à la trajectoire avec un spectre continu. La brillance du faisceau est de 10
4 à 10
5 fois celle d’un
générateur conventionnel.
9.2 SPECTRE D’UNE ANTICATHODE
La figure 9.3 représente le spectre émis par une anticathode de tungstène soumise à
une différence de potentiel anode-cathode de l’ordre de 100 kV.
Ce spectre d’émission est constitué par un fond continu auquel
se superpose un spectre de raies.
(K a , K b , L a ...)
Les raies se regroupent en séries
(K, L, M...) et une étude fine montre
que ces raies ont une structure assez
complexe.
L’intensité des raies est très supérieure à celle du fond continu (facteur > 100 pour la raie K a d’une anticathode de cuivre). Le fond continu
est caractérisé par une discontinuité
brutale du coté des faibles longueurs
d’onde.
Figure 9.3
9.2.1 Spectre continu
Ce spectre correspond au rayonnement de freinage (en allemand bremsstrahlung). Il
résulte de l’émission d’une onde électromagnétique par les électrons du faisceau incident qui subissent une décélération brutale lorsqu’ils interagissent avec les électrons
de la cible. La longueur d’onde de la discontinuité, qui intervient pour les faibles
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