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9 • Les rayons X
9.1.2 Les anticathodes
Par extension, les tubes générateurs de rayons X sont appelés anticathodes.
Le corps de l’anticathode est en acier. Il est percé de 4 fenêtres fermées par une
mince feuille de béryllium ( figure 9.1). La pastille du métal constituant la cible est
brasée sur un bloc de cuivre refroidi par un circuit d’eau. Le corps est prolongé par
un culot en verre au fond duquel sont fixés les contacts électriques. Un vide poussé
est réalisé dans l’enceinte. Un filament en tungstène, chauffé par un courant variable
(afin de pouvoir régler sa température donc son pouvoir émissif et par suite le courant
dans le tube), est porté à un potentiel négatif par rapport à celui de l’anticathode
(anode du tube).
Figure 9.1
Celle-ci est placée pour des raisons de sécurité au potentiel de la terre. Une coupelle de focalisation concentre le faisceau d’électrons sur une petite zone rectangulaire de la cible. Avec des collimateurs on délimite, après sortie du tube, des faisceaux
de rayons X de géométrie bien définie.
La source est « observée » sous une incidence voisine de 6 ◦ . On obtient ainsi soit des foyers « ponctuels » soit des foyers « linéaires » ( figure 9.2).
La puissance électrique dissipée dans une anticathode conventionnelle est de l’ordre de 1,5 à 2 kW.
Presque toute l’énergie est convertie en chaleur ce
qui impose un refroidissement énergique de l’anticathode. Pour améliorer le refroidissement, on peut
faire tourner l’anode. La puissance dissipable dans
les systèmes à anode tournante est de l’ordre de
20 kW. Le coût élevé de ces dispositifs (groupe
de pompage, joints tournants, alimentation de puissance) limite leur utilisation aux manipulations qui
nécessitent des flux élevés.
Figure 9.2
Après la fenêtre de béryllium (perméable aux rayons X, étanche au vide), on peut
interposer des filtres dans le faisceau.
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