Le W3C et les standards du Web
CHAPITRE 1
© Groupe Eyrolles, 2005
7
Pour un Web accessible à tous
L’ambition d’universalité du Web ne concerne pas que les machines et les logiciels :
tous les êtres humains devraient pouvoir y accéder, dans la mesure de leurs moyens,
sans barrières artificielles. Cela concerne aussi les personnes souffrant de handicaps,
quelle que soit leur nature (physique, auditif, visuel ou moteur). Il existe à cet effet
des standards et des normes d’accessibilité du Web, dites WCAG :
B http://www.w3.org/WAI/
On peut classer les handicaps affectant l’accès au Web en quatre catégories :
• Les déficiences visuelles rassemblent les aveugles, malvoyants, daltoniens et porteurs de lunettes. Les illustrations dépourvues d’intitulé ou de texte de remplacement, les polices de caractères trop petites ou les couleurs peu contrastées limitent
alors l’accès à l’information.
• Les déficiences auditives des sourds ou malentendants les empêcheront de profiter de certaines informations si le créateur du site n’a pas prévu à leur effet des dispositions d’accessibilité.
• Des handicaps physiques gênent certains utilisateurs dans le maniement du clavier ou de la souris. Ceux-ci seront donc exclus de tout site exigeant de pointer
avec précision de petits éléments ou imposant la souris pour interagir avec leurs
scripts et menus.
• Les déficiences mentales ou neurologiques ralentiront certains en l’absence de
repères clairs et précis. Un système de navigation non intuitif pourra lui aussi
troubler de nombreux utilisateurs. L’abus d’effets visuels comme les clignotements
ou les animations de fréquence élevée peut quant à lui avoir de graves conséquences sur des sujets sensibles ou épileptiques.
Les personnes souffrant d’une gêne ou d’un handicap représentent 7 à 40 % de la
population selon le type de gêne considéré. Ces proportions augmentent chez les
personnes âgées.
On estime que 10 à 20 % des individus présentent telle ou telle déficience dans la
plupart des pays dits « développés ». Certains handicaps ne gênent pas l’accès au
Web, mais la plupart nous concernent tous potentiellement.
Tout lieu public se doit d’être accessible à tous, handicapés ou non. Les cahiers des
charges concernés comportent désormais ces obligations. Pourquoi en irait-il autrement du Web ?
Pour un Web accessible à tous, le W3C a publié en 1997 une initiative (dite WAI)
visant à garantir la prise en charge des questions d’accessibilité par les nouvelles technologies.
CHAPITRE 1
© Groupe Eyrolles, 2005
7
Pour un Web accessible à tous
L’ambition d’universalité du Web ne concerne pas que les machines et les logiciels :
tous les êtres humains devraient pouvoir y accéder, dans la mesure de leurs moyens,
sans barrières artificielles. Cela concerne aussi les personnes souffrant de handicaps,
quelle que soit leur nature (physique, auditif, visuel ou moteur). Il existe à cet effet
des standards et des normes d’accessibilité du Web, dites WCAG :
B http://www.w3.org/WAI/
On peut classer les handicaps affectant l’accès au Web en quatre catégories :
• Les déficiences visuelles rassemblent les aveugles, malvoyants, daltoniens et porteurs de lunettes. Les illustrations dépourvues d’intitulé ou de texte de remplacement, les polices de caractères trop petites ou les couleurs peu contrastées limitent
alors l’accès à l’information.
• Les déficiences auditives des sourds ou malentendants les empêcheront de profiter de certaines informations si le créateur du site n’a pas prévu à leur effet des dispositions d’accessibilité.
• Des handicaps physiques gênent certains utilisateurs dans le maniement du clavier ou de la souris. Ceux-ci seront donc exclus de tout site exigeant de pointer
avec précision de petits éléments ou imposant la souris pour interagir avec leurs
scripts et menus.
• Les déficiences mentales ou neurologiques ralentiront certains en l’absence de
repères clairs et précis. Un système de navigation non intuitif pourra lui aussi
troubler de nombreux utilisateurs. L’abus d’effets visuels comme les clignotements
ou les animations de fréquence élevée peut quant à lui avoir de graves conséquences sur des sujets sensibles ou épileptiques.
Les personnes souffrant d’une gêne ou d’un handicap représentent 7 à 40 % de la
population selon le type de gêne considéré. Ces proportions augmentent chez les
personnes âgées.
On estime que 10 à 20 % des individus présentent telle ou telle déficience dans la
plupart des pays dits « développés ». Certains handicaps ne gênent pas l’accès au
Web, mais la plupart nous concernent tous potentiellement.
Tout lieu public se doit d’être accessible à tous, handicapés ou non. Les cahiers des
charges concernés comportent désormais ces obligations. Pourquoi en irait-il autrement du Web ?
Pour un Web accessible à tous, le W3C a publié en 1997 une initiative (dite WAI)
visant à garantir la prise en charge des questions d’accessibilité par les nouvelles technologies.
