La Physique pour comprendre la nature
Ces collisions devraient générer des températures plus de 100 000 fois supérieures à
celle de l’intérieur du Soleil, ce qui devrait correspondre aux conditions qui régnaient juste
avant le Big Bang. Les physiciens espèrent ainsi « fondre » les protons et les neutrons et
libérer les quarks de l’emprise des gluons. Ils s’attendent à découvrir une sorte de plasma
de quarks et de gluons qui pourrait être l’état de la matière juste après le Big Bang.
Avec ce type d’instrument et les expériences programmées, on peut s’attendre à des
découvertes sur les fondements et la genèse de l’Univers, d’où l’effervescence dans le
monde scientifique et la médiatisation vers le grand public.
6 UN TOUT-EN-UN DE PHYSIQUE
6.1 Les branches de la physique
L’Homme a toujours voulu savoir comment se comporte la Nature. Au tout début, ses
seules sources d’informations étaient ses sens. Ainsi, avec la vue, la lumière et après
elle l’optique ont constitué un sujet d’étude. La chaleur puis la thermodynamique en
ont formé un autre. L’acoustique reliée au son et à l’ouïe a suscité des expériences et
des études. L’électromagnétisme non directement accessible aux sens n’a en fait pu se
développer véritablement qu’au XIX
e siècle. Enfin, il est clair que le mouvement a été
le premier phénomène perceptible à être étudié et pour lequel les hommes réussirent au
cours des siècles à trouver des modèles permettant de bien le caractériser. Les chutes
des corps et les mouvements des planètes ont été à l’origine des questionnements des
hommes sur l’Univers et ont permis le développement de la mécanique.
La physique au XIX
e siècle apparaît comme compartimentée, avec des branches sans
véritable lien entre elles, même si la mécanique a constitué le principe directeur de toutes
les autres. L’apport de la physique moderne a été de projeter un éclairage nouveau sur
cette discipline : les branches classiques ont des liens entre elles et il est envisageable de
réunir les différents types d’interactions dans un modèle unique en physique. Ceci amène
forcément à des réflexions quant à la présentation de la physique dans l’enseignement
en général et dans l’enseignement supérieur en particulier.
6.2 Les choix du Tout-en-un
De nombreux ouvrages ont pris le parti de regrouper des branches, de partir d’exemples
concrets pour retrouver des lois importantes, ou de placer au centre la physique moderne
« unificatrice » des branches de la physique. Il nous est apparu que ce type de découpage
était déroutant pour les étudiants de Licence. Les retours que nous avons recueillis vont
en effet dans ce sens. La physique ne se conçoit plus maintenant comme un ensemble de
boîtes séparées, elle forme un tout avec des interactions fondamentales qui peuvent être
unifiées. Cette unification, assez difficile à saisir, peut s’envisager à partir de la troisième
année de Licence, voire en début de Master. Des ouvrages généraux dans lesquels les
notions de base ne sont ni claires ni faciles à retrouver, sont sans doute plus destinés à
des enseignants qu’à des étudiants devant acquérir des connaissances de base.
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“Gautron_9782100543007” (Col. : ScienceSup3-193x250) — 2010/6/15 — 17:13 — page 20 — #30
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Ces collisions devraient générer des températures plus de 100 000 fois supérieures à
celle de l’intérieur du Soleil, ce qui devrait correspondre aux conditions qui régnaient juste
avant le Big Bang. Les physiciens espèrent ainsi « fondre » les protons et les neutrons et
libérer les quarks de l’emprise des gluons. Ils s’attendent à découvrir une sorte de plasma
de quarks et de gluons qui pourrait être l’état de la matière juste après le Big Bang.
Avec ce type d’instrument et les expériences programmées, on peut s’attendre à des
découvertes sur les fondements et la genèse de l’Univers, d’où l’effervescence dans le
monde scientifique et la médiatisation vers le grand public.
6 UN TOUT-EN-UN DE PHYSIQUE
6.1 Les branches de la physique
L’Homme a toujours voulu savoir comment se comporte la Nature. Au tout début, ses
seules sources d’informations étaient ses sens. Ainsi, avec la vue, la lumière et après
elle l’optique ont constitué un sujet d’étude. La chaleur puis la thermodynamique en
ont formé un autre. L’acoustique reliée au son et à l’ouïe a suscité des expériences et
des études. L’électromagnétisme non directement accessible aux sens n’a en fait pu se
développer véritablement qu’au XIX
e siècle. Enfin, il est clair que le mouvement a été
le premier phénomène perceptible à être étudié et pour lequel les hommes réussirent au
cours des siècles à trouver des modèles permettant de bien le caractériser. Les chutes
des corps et les mouvements des planètes ont été à l’origine des questionnements des
hommes sur l’Univers et ont permis le développement de la mécanique.
La physique au XIX
e siècle apparaît comme compartimentée, avec des branches sans
véritable lien entre elles, même si la mécanique a constitué le principe directeur de toutes
les autres. L’apport de la physique moderne a été de projeter un éclairage nouveau sur
cette discipline : les branches classiques ont des liens entre elles et il est envisageable de
réunir les différents types d’interactions dans un modèle unique en physique. Ceci amène
forcément à des réflexions quant à la présentation de la physique dans l’enseignement
en général et dans l’enseignement supérieur en particulier.
6.2 Les choix du Tout-en-un
De nombreux ouvrages ont pris le parti de regrouper des branches, de partir d’exemples
concrets pour retrouver des lois importantes, ou de placer au centre la physique moderne
« unificatrice » des branches de la physique. Il nous est apparu que ce type de découpage
était déroutant pour les étudiants de Licence. Les retours que nous avons recueillis vont
en effet dans ce sens. La physique ne se conçoit plus maintenant comme un ensemble de
boîtes séparées, elle forme un tout avec des interactions fondamentales qui peuvent être
unifiées. Cette unification, assez difficile à saisir, peut s’envisager à partir de la troisième
année de Licence, voire en début de Master. Des ouvrages généraux dans lesquels les
notions de base ne sont ni claires ni faciles à retrouver, sont sans doute plus destinés à
des enseignants qu’à des étudiants devant acquérir des connaissances de base.
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