À propos du terme hacker
après moult recherches et consultations, codifiait l’éthique des hackers en cinq principes fondamentaux 8 .
Dans les années 1980, l’utilisation de l’ordinateur connut une
grande expansion, ce qui alla de pair avec les attaques des systèmes
de sécurité. Bien que ces dernières aient été en majorité le fait
d’initiés n’ayant aucun lien avec la communauté hacker, il arrivait
que la police et les administrateurs — pour qui toute désobéissance était nécessairement mal intentionnée — remontent la trace
de l’intrusion jusqu’à un hacker, dont la règle éthique consistait
uniquement à « ne blesser personne ». Dès lors, les journalistes se
mirent à publier des articles dans lesquels le hacking était considéré
comme une activité consistant uniquement à briser les systèmes de
sécurité, définition approuvée par la plupart des administrateurs.
Et l’ouvrage de Steven Levy eut beau faire pour rendre compte de
l’esprit originel d’exploration qui animait la culture hacker, pour la
plupart des journalistes et des lecteurs, le « hacker informatique »
devint synonyme de « cambrioleur numérique ».
Par la suite, à la fin des années 1980, de nombreux adolescents
américains eurent accès aux ordinateurs. Certains étaient des exclus sociaux qui s’inspiraient de l’image du hacker véhiculée par
les journalistes, exprimant alors leur malaise par l’attaque des systèmes de sécurité, là où d’autres adolescents mal dans leur peau
auraient cassé quelques vitres. Ils se donnèrent le nom de hackers,
sans toutefois intégrer le principe du MIT consistant à refuser
tout acte malveillant. En conséquence, tandis qu’ils employaient
leurs ordinateurs à des fins nuisibles (créer et disséminer des virus, s’introduire dans des systèmes, faire délibérément planter des
8. Selon S. Levy, l’éthique hacker obéit à ces cinq principes : 1) Toute
information est par nature libre. 2) Être anti-autoritariste. 3) Les hackers
se jugent par leurs prouesses, non par d’autres hiérarchies sociales. 4) Art
et beauté peuvent être créés avec un ordinateur. 5) Les ordinateurs peuvent
changer et améliorer la vie — NdT.
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