Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
O’Reilly me donnait entre la licence Open Publication et la licence
GNU Free Documentation Licence. Je lui dis que je penchais vers
l’OPL, car je ne voyais aucune raison de donner aux adversaires
de O’Reilly la possibilité de publier le même livre sous une couverture différente. Stallman argumenta en faveur de la GFDL. Il
me fit remarquer que O’Reilly l’avait utilisée à plusieurs reprises
auparavant. Malgré les événements de l’année passée, je proposai
alors un arrangement. Je choisirais la GFDL si cela me permettait
de faire plus d’entretiens et s’il aidait O’Reilly à faire la promotion
du livre. Stallman accepta de participer, mais précisa que sa participation aux événements promotionnels dépendrait du contenu
du livre. Trouvant le marché honnête, je convins d’un entretien le
17 décembre 2001 à Cambridge.
Je plaçai la rencontre de manière à coïncider avec un voyage
d’affaires de mon épouse Tracy à Boston. Deux jours avant le
départ, celle-ci me suggéra d’inviter Stallman à dîner. « Après
tout, dit-elle, c’est lui qui a permis notre rencontre ».
J’écrivis un courrier électronique au hacker, qui répondit
promptement, acceptant l’offre. Après avoir roulé vers Boston le
lendemain, je passai prendre Tracy à son hôtel avant de sauter
dans les transports en commun en direction du MIT. En arrivant
à Tech Square, nous surprîmes notre hôte au milieu d’une conversation, alors que nous frappions à sa porte.
« Excusez-moi », dit-il, tenant la porte ouverte de suffisamment
loin pour que Tracy et moi ne puissions que difficilement entendre
son interlocuteur. C’était une jeune femme, dans les vingt-cinq ans
aurais-je dit, nommée Sarah.
« Je me suis permis d’inviter une autre personne à dîner »,
dit-il, nous mettant devant le fait accompli et me lançant ce même
sourire félin qu’il m’avait adressé dans le restaurant de Palo Alto.
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O’Reilly me donnait entre la licence Open Publication et la licence
GNU Free Documentation Licence. Je lui dis que je penchais vers
l’OPL, car je ne voyais aucune raison de donner aux adversaires
de O’Reilly la possibilité de publier le même livre sous une couverture différente. Stallman argumenta en faveur de la GFDL. Il
me fit remarquer que O’Reilly l’avait utilisée à plusieurs reprises
auparavant. Malgré les événements de l’année passée, je proposai
alors un arrangement. Je choisirais la GFDL si cela me permettait
de faire plus d’entretiens et s’il aidait O’Reilly à faire la promotion
du livre. Stallman accepta de participer, mais précisa que sa participation aux événements promotionnels dépendrait du contenu
du livre. Trouvant le marché honnête, je convins d’un entretien le
17 décembre 2001 à Cambridge.
Je plaçai la rencontre de manière à coïncider avec un voyage
d’affaires de mon épouse Tracy à Boston. Deux jours avant le
départ, celle-ci me suggéra d’inviter Stallman à dîner. « Après
tout, dit-elle, c’est lui qui a permis notre rencontre ».
J’écrivis un courrier électronique au hacker, qui répondit
promptement, acceptant l’offre. Après avoir roulé vers Boston le
lendemain, je passai prendre Tracy à son hôtel avant de sauter
dans les transports en commun en direction du MIT. En arrivant
à Tech Square, nous surprîmes notre hôte au milieu d’une conversation, alors que nous frappions à sa porte.
« Excusez-moi », dit-il, tenant la porte ouverte de suffisamment
loin pour que Tracy et moi ne puissions que difficilement entendre
son interlocuteur. C’était une jeune femme, dans les vingt-cinq ans
aurais-je dit, nommée Sarah.
« Je me suis permis d’inviter une autre personne à dîner »,
dit-il, nous mettant devant le fait accompli et me lançant ce même
sourire félin qu’il m’avait adressé dans le restaurant de Palo Alto.
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