Épilogue de Sam Williams : une écrasante solitude
« Je serais prêt à accepter quelque chose comme ça, dit Stallman. Tant qu’il est aussi permis d’en faire des copies exactes. »
Je me souviens d’avoir également soulevé la question du chiffrement, comme le confirment les deux paragraphes suivants. Je
n’aurais pas accepté de publier le livre si sa lecture avait « nécessité » l’usage d’un programme non libre.
Je fis suivre cette information à Tracy. J’étais convaincu qu’elle
et moi pourrions trouver un arrangement équitable. J’appelai ensuite Stallman et nous convînmes d’un premier entretien pour le
livre. Il accepta de me rencontrer sans redemander où en étaient
les questions de licence. Peu après cette première entrevue, je
me hâtai de prévoir une deuxième interview (à Kihei cette fois),
m’arrangeant pour rencontrer mon interlocuteur avant son départ
pour quatorze jours de congés à Tahiti.
Il ne s'agissait pas que de vacances puisque j'y ai aussi donné
une conférence.
C’est au cours des vacances de Stallman que Tracy m’annonça
la mauvaise nouvelle : le département des affaires juridiques de son
entreprise ne voulait pas adapter sa notice légale sur les livres électroniques. Les lecteurs qui voulaient rendre leur livre transférable
devraient d’abord casser le verrou de chiffrement pour pouvoir
convertir le livre dans un format libre et public comme le HTML.
Un acte illégal qui les exposait à des sanctions juridiques.
Avec deux entretiens frais dans ma besace, je ne voyais pas
comment écrire mon livre sans les y inclure. J’arrangeai rapidement un voyage à New York pour rencontrer mon agent et Tracy
afin de voir si un compromis était possible.
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