Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
l’inconvénient de son incompatibilité avec la GPL : combiner du
code sous licence GPL avec Qt dans un même programme revenait
systématiquement à violer l’une ou l’autre licence. La direction de
Trolltech finit par reconnaître que la GPL servait aussi bien ses
intérêts. Elle publia alors le code source de Qt sous double licence,
QPL et GPL. Une victoire qui couronnait trois ans d’efforts pour
le projet GNU.
Une fois Qt sous licence libre, il n’y avait plus de raison de
poursuivre le développement de Harmony, alors pas encore assez
abouti pour une utilisation réelle. A contrario, Gnome acquit une
dynamique propre, de sorte que son développement se poursuivit,
jusqu’à incarner l’environnement graphique GNU de référence.
Sun était pour sa part disposé à respecter les conditions de
la FSF. À la conférence Open Source-O’Reilly de 1999, le cofondateur et directeur scientifique de Sun Microsystems, Bill Joy,
se fit l’avocat de la licence Community Source créée par son entreprise. Il s’agissait essentiellement d’un compromis permettant aux
utilisateurs de copier et modifier les logiciels dont Sun était propriétaire, sans toutefois pouvoir en vendre des copies tant qu’un
accord de royalties avec l’entreprise mère n’était pas négocié (de
ce point de vue, la licence n’était alors ni libre ni open source).
Un an après le discours de Joy, le vice-président de Sun Microsystems, Marco Boerries, se trouvait sur la même scène, à détailler
le nouveau compromis de licence concernant OpenOffice, une suite
d’applications bureautiques conçue spécialement pour la distribution logicielle GNU/Linux.
« Je peux l’épeler en trois lettres, dit Boerries. G.P.L. »
À l’époque, il déclara que la décision de Sun avait moins à voir
avec Stallman qu’avec le dynamisme des programmes protégés par
la GPL. « Ce qu’il s’est passé, fondamentalement, c’est la prise de
260
l’inconvénient de son incompatibilité avec la GPL : combiner du
code sous licence GPL avec Qt dans un même programme revenait
systématiquement à violer l’une ou l’autre licence. La direction de
Trolltech finit par reconnaître que la GPL servait aussi bien ses
intérêts. Elle publia alors le code source de Qt sous double licence,
QPL et GPL. Une victoire qui couronnait trois ans d’efforts pour
le projet GNU.
Une fois Qt sous licence libre, il n’y avait plus de raison de
poursuivre le développement de Harmony, alors pas encore assez
abouti pour une utilisation réelle. A contrario, Gnome acquit une
dynamique propre, de sorte que son développement se poursuivit,
jusqu’à incarner l’environnement graphique GNU de référence.
Sun était pour sa part disposé à respecter les conditions de
la FSF. À la conférence Open Source-O’Reilly de 1999, le cofondateur et directeur scientifique de Sun Microsystems, Bill Joy,
se fit l’avocat de la licence Community Source créée par son entreprise. Il s’agissait essentiellement d’un compromis permettant aux
utilisateurs de copier et modifier les logiciels dont Sun était propriétaire, sans toutefois pouvoir en vendre des copies tant qu’un
accord de royalties avec l’entreprise mère n’était pas négocié (de
ce point de vue, la licence n’était alors ni libre ni open source).
Un an après le discours de Joy, le vice-président de Sun Microsystems, Marco Boerries, se trouvait sur la même scène, à détailler
le nouveau compromis de licence concernant OpenOffice, une suite
d’applications bureautiques conçue spécialement pour la distribution logicielle GNU/Linux.
« Je peux l’épeler en trois lettres, dit Boerries. G.P.L. »
À l’époque, il déclara que la décision de Sun avait moins à voir
avec Stallman qu’avec le dynamisme des programmes protégés par
la GPL. « Ce qu’il s’est passé, fondamentalement, c’est la prise de
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