Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Son travail d’impression, ainsi que celui, inachevé, d’un autre utilisateur, étaient coincés quelque part dans les mailles électriques
du réseau informatique du laboratoire.
Être tributaire du bon vouloir d’une machine fait partie des
risques du métier de programmeur. Stallman devait donc prendre
son mal en patience… À cette différence de taille près qu’il lui
fallait rester planté devant la machine comme un valet au chevet
de son maître. Ce n’était pas la première fois qu’il se voyait réduit
à regarder les pages sortir une à une.
Consacrant le plus clair de son temps à améliorer l’efficacité
des appareils et des logiciels qui les contrôlent, il ressentit tout
naturellement le besoin d’ouvrir la bête, de regarder dans ses entrailles et de mettre à jour la faille. Malheureusement, ses talents
de programmeur ne s’étendaient pas au monde de l’ingénierie mécanique. Alors que les documents sortaient fraîchement imprimés
de la machine, il réfléchissait à un moyen de remédier aux problèmes de bourrage papier.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis la réception enthousiaste de la nouvelle imprimante par le personnel du AI Lab ?
Stallman se le demandait. La machine était un don de la Xerox
Corporation : un prototype de pointe, version modifiée du photocopieur rapide Xerox. Au lieu de faire de simples photocopies, elle
transformait les données issues du réseau en documents d’aspect
professionnel. Conçu par les ingénieurs du célèbre centre de recherches de Xerox à Palo Alto, le prototype annonçait déjà la révolution de l’impression bureautique qui allait marquer l’industrie
informatique à la fin des années 1980.
Poussés par le besoin instinctif de jouer avec l’équipement dernier cri, les programmeurs du AI Lab avaient rapidement intégré
la nouvelle machine au sein de l’infrastructure sophistiquée du laboratoire. Les résultats avaient immédiatement plu. Comparée à
2
Son travail d’impression, ainsi que celui, inachevé, d’un autre utilisateur, étaient coincés quelque part dans les mailles électriques
du réseau informatique du laboratoire.
Être tributaire du bon vouloir d’une machine fait partie des
risques du métier de programmeur. Stallman devait donc prendre
son mal en patience… À cette différence de taille près qu’il lui
fallait rester planté devant la machine comme un valet au chevet
de son maître. Ce n’était pas la première fois qu’il se voyait réduit
à regarder les pages sortir une à une.
Consacrant le plus clair de son temps à améliorer l’efficacité
des appareils et des logiciels qui les contrôlent, il ressentit tout
naturellement le besoin d’ouvrir la bête, de regarder dans ses entrailles et de mettre à jour la faille. Malheureusement, ses talents
de programmeur ne s’étendaient pas au monde de l’ingénierie mécanique. Alors que les documents sortaient fraîchement imprimés
de la machine, il réfléchissait à un moyen de remédier aux problèmes de bourrage papier.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis la réception enthousiaste de la nouvelle imprimante par le personnel du AI Lab ?
Stallman se le demandait. La machine était un don de la Xerox
Corporation : un prototype de pointe, version modifiée du photocopieur rapide Xerox. Au lieu de faire de simples photocopies, elle
transformait les données issues du réseau en documents d’aspect
professionnel. Conçu par les ingénieurs du célèbre centre de recherches de Xerox à Palo Alto, le prototype annonçait déjà la révolution de l’impression bureautique qui allait marquer l’industrie
informatique à la fin des années 1980.
Poussés par le besoin instinctif de jouer avec l’équipement dernier cri, les programmeurs du AI Lab avaient rapidement intégré
la nouvelle machine au sein de l’infrastructure sophistiquée du laboratoire. Les résultats avaient immédiatement plu. Comparée à
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