Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
la tenue de la conférence sur le « logiciel librement redistribuable »
à Cambridge (Massachusetts) qu’il devait présider. Prévue pour
février 1996 et sponsorisée par la FSF, la manifestation s’annonçait
comme la première dédiée entièrement au logiciel libre. Dans un
esprit d’unité avec tous les développeurs de logiciels libres, elle
était ouverte aux interventions sur « tout aspect de GNU, Linux,
NetBSD, 386BSD, FreeBSD, Perl, Tcl/tk, et autres outils dont le
code est accessible et redistribuable ».
Tel fut l’appel de Salus : « Depuis les quinze dernières années,
les logiciels gratuits et bon marché sont devenus omniprésents.
Cette conférence réunira des développeurs de logiciels librement
redistribuables, ainsi que leurs éditeurs (tous supports de distribution confondus). Elle proposera des tutoriels, des débats, ainsi
que des conférences plénières de Linus Torvalds et Richard Stallman. » 2
Parmi les destinataires du message, on comptait Eric S. Raymond, membre du comité organisateur. Bien que, contrairement
aux autres membres, il ne soit pas le dirigeant d’un projet ou
d’une entreprise, il s’était acquis une bonne réputation dans la
communauté des hackers grâce à plusieurs projets de logiciels et
à l’édition du New Hacker’s Dictionary — une version revue et
largement augmentée du Hacker’s Dictionary publié dix ans plus
tôt par Guy Steele. 3
Pour Raymond, la conférence de 1996 était une occasion. S’il
n’était pas un défenseur inconditionnel des idées du mouvement
pour le logiciel libre, il avait contribué à plusieurs programmes
2. Voir Peter Salus, « FYI-Conference on Freely Redistributable Software,
2/2, Cambridge », 1995 (archives de Terry Winograd) — http://bat8.inria.fr/
%7Elang/hotlist/free/licence/fsf96/call-for-papers.html.
3. G. Steele, E. S. Raymond, The New Hacker’s Dictionary, MIT Press,
1991, 1993, 1996. G. Stelle, The Hacker’s Dictionary : A Guide to the World
of Computer Wizards, Harpercollins, 1984.
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la tenue de la conférence sur le « logiciel librement redistribuable »
à Cambridge (Massachusetts) qu’il devait présider. Prévue pour
février 1996 et sponsorisée par la FSF, la manifestation s’annonçait
comme la première dédiée entièrement au logiciel libre. Dans un
esprit d’unité avec tous les développeurs de logiciels libres, elle
était ouverte aux interventions sur « tout aspect de GNU, Linux,
NetBSD, 386BSD, FreeBSD, Perl, Tcl/tk, et autres outils dont le
code est accessible et redistribuable ».
Tel fut l’appel de Salus : « Depuis les quinze dernières années,
les logiciels gratuits et bon marché sont devenus omniprésents.
Cette conférence réunira des développeurs de logiciels librement
redistribuables, ainsi que leurs éditeurs (tous supports de distribution confondus). Elle proposera des tutoriels, des débats, ainsi
que des conférences plénières de Linus Torvalds et Richard Stallman. » 2
Parmi les destinataires du message, on comptait Eric S. Raymond, membre du comité organisateur. Bien que, contrairement
aux autres membres, il ne soit pas le dirigeant d’un projet ou
d’une entreprise, il s’était acquis une bonne réputation dans la
communauté des hackers grâce à plusieurs projets de logiciels et
à l’édition du New Hacker’s Dictionary — une version revue et
largement augmentée du Hacker’s Dictionary publié dix ans plus
tôt par Guy Steele. 3
Pour Raymond, la conférence de 1996 était une occasion. S’il
n’était pas un défenseur inconditionnel des idées du mouvement
pour le logiciel libre, il avait contribué à plusieurs programmes
2. Voir Peter Salus, « FYI-Conference on Freely Redistributable Software,
2/2, Cambridge », 1995 (archives de Terry Winograd) — http://bat8.inria.fr/
%7Elang/hotlist/free/licence/fsf96/call-for-papers.html.
3. G. Steele, E. S. Raymond, The New Hacker’s Dictionary, MIT Press,
1991, 1993, 1996. G. Stelle, The Hacker’s Dictionary : A Guide to the World
of Computer Wizards, Harpercollins, 1984.
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