Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
de bataille des entreprises. Mais dans sa quête inachevée pour
construire une distribution logicielle libre, le projet GNU semblait
désespérément en retard aux yeux de ceux pour qui la mode et le
succès passaient en premier. En effet, le fait même que Stallman
ait éprouvé le besoin de mettre en place une équipe pour contrer
les batailles judiciaires liées à « l’apparence et l’ergonomie » amenait certains observateurs à conclure que la FSF n’était plus qu’en
sursis.
Pourtant, Stallman avait une raison stratégique de lancer une
organisation indépendante de lutte contre l’imposition de nouveaux monopoles dans le développement de logiciels : il avait
l’espoir que les développeurs de logiciels privateurs s’y joindraient.
L’extension du copyright aux interfaces les menaçait tout autant
que les développeurs de logiciels libres. S’il était peu probable
qu’ils soutiennent la FSF, rien dans la League for Programming
Freedom n’était fait pour les rebuter. Pour cette même raison,
Stallman confia au plus vite à d’autres que lui la direction de la
ligue.
En 1990, la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur
certifia le statut de génie de Stallman en lui accordant la bourse
MacArthur, aussi appelée « bourse des génies » — en l’occurrence
un revenu de 240 000 dollars sur cinq ans. Bien que les raisons
d’octroi de cette bourse n’aient jamais été données par la Fondation, cette bourse fut néanmoins considérée comme la récompense
au lancement du projet GNU et comme un écho donné à la philosophie du logiciel libre.
mal (hex chant) : « 1-2-3-4, jeter les avocats par la fenêtre ; 5-6-7-8, innover et non légiférer ; 9-A-B-C, 1-2-3 n’est pas pour moi ; D-E-F-O, le lookand-feel doivent s’en aller » (http://progfree.org/Links/prep.ai.mit.edu/demo.
final.release). On peut noter que, en anglais, hex signifie aussi « sort jeté par
une sorcière ».
194
de bataille des entreprises. Mais dans sa quête inachevée pour
construire une distribution logicielle libre, le projet GNU semblait
désespérément en retard aux yeux de ceux pour qui la mode et le
succès passaient en premier. En effet, le fait même que Stallman
ait éprouvé le besoin de mettre en place une équipe pour contrer
les batailles judiciaires liées à « l’apparence et l’ergonomie » amenait certains observateurs à conclure que la FSF n’était plus qu’en
sursis.
Pourtant, Stallman avait une raison stratégique de lancer une
organisation indépendante de lutte contre l’imposition de nouveaux monopoles dans le développement de logiciels : il avait
l’espoir que les développeurs de logiciels privateurs s’y joindraient.
L’extension du copyright aux interfaces les menaçait tout autant
que les développeurs de logiciels libres. S’il était peu probable
qu’ils soutiennent la FSF, rien dans la League for Programming
Freedom n’était fait pour les rebuter. Pour cette même raison,
Stallman confia au plus vite à d’autres que lui la direction de la
ligue.
En 1990, la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur
certifia le statut de génie de Stallman en lui accordant la bourse
MacArthur, aussi appelée « bourse des génies » — en l’occurrence
un revenu de 240 000 dollars sur cinq ans. Bien que les raisons
d’octroi de cette bourse n’aient jamais été données par la Fondation, cette bourse fut néanmoins considérée comme la récompense
au lancement du projet GNU et comme un écho donné à la philosophie du logiciel libre.
mal (hex chant) : « 1-2-3-4, jeter les avocats par la fenêtre ; 5-6-7-8, innover et non légiférer ; 9-A-B-C, 1-2-3 n’est pas pour moi ; D-E-F-O, le lookand-feel doivent s’en aller » (http://progfree.org/Links/prep.ai.mit.edu/demo.
final.release). On peut noter que, en anglais, hex signifie aussi « sort jeté par
une sorcière ».
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